Article

Des camps et des nouveaux arrivants, une histoire d’amour!

Posté le 3 avril 2019 par Catherine Ross

J’ai récemment eu le plaisir de rencontrer une famille syrienne de sept personnes qui est arrivée à Toronto en mars 2017, après avoir passé un certain temps en Iraq. En deux ans à peine, le père a trouvé un travail à temps plein dans son domaine, comme cuisinier. La mère suit des cours d’anglais cinq jours par semaine dans le même établissement où sa fille cadette va à la garderie. Elle a appris à conduire et a récemment obtenu son permis. Les quatre autres enfants de la famille vont à l’école. En plus de l’anglais (qu’ils parlent très bien), ils apprennent le français. Ces deux langues viennent s’ajouter à l’arabe et au kurde qu’ils maîtrisent déjà. Voilà qui m’impressionne beaucoup!

Pour les quatre plus vieux, dont l’âge va de cinq à quatorze ans, il est temps que l’hiver finisse. Ils attendent avec impatience de retourner au camp de jour pendant une semaine au mois d’août. Ils n’apprécient pas trop le froid. Nihad m’a d’ailleurs dit qu’il aimait le camp, parce que « chaque jour était ensoleillé ».

Au cours des deux dernières années, les enfants ont pu vivre cette expérience grâce à la générosité du King Day Camp du collège Seneca, l’un des 80 camps de jour et de vacances accrédités de l’Ontario qui offrent cette possibilité gratuitement à des nouveaux arrivants. 

Les enfants ont raconté avec enthousiasme leurs anecdotes estivales. Pour Shahid, l’activité la plus mémorable a été le canoë. Elle a également décrit l’excitation de l’escalade. « C’était amusant de grimper; j’ai presque atteint le sommet, mais je n’ai pas aimé redescendre. » Shahid se réjouit à l’idée d’aller dans un camp de vacances pendant une semaine avec ses camarades de classe l’an prochain.

Les trois aînés ont relaté leur expérience de pêche. Heureusement que c’était le moniteur qui devait mettre le vers sur l’hameçon! Si les autres membres de la fratrie n’ont pas eu de chance, Mohamednour a quant à lui attrapé trois poissons. Il ne s’est toutefois pas montré particulièrement emballé par cet exploit, car il n’est pas tellement friand de poisson. Pas de problème : ils ont tous été relâchés dans le lac.

Pour Nihad, il n’y a pas de doute possible : la meilleure chose au camp, c’est le soccer. C’est un grand fan du Real Madrid. Quand je lui ai dit que l’équipe favorite de mon petit-fils était l’Arsenal, il a répliqué avec un sourire narquois : « c’est une équipe faible. »  

Le premier été, leur camp était situé sur un campus et la plupart des activités se déroulaient à l’intérieur. L’été dernier, il se trouvait dans un cadre extérieur, avec un lac et une forêt, ce que les enfants ont grandement préféré. Ils ont adoré nager dans le lac presque tous les jours. Le camp occupe une grande importance dans la nouvelle vie de ces enfants au Canada. Il fait en sorte qu’ils se sentent bienvenus et en sécurité et leur permet de découvrir de nouvelles activités passionnantes.

Facebooktwitterredditpinterestlinkedinmail
Past Communications Officer at Canadian Camping Association
Catherine's lifelong love of camping began in 1953 when she accompanied her mother, the new camp cook, to Camp Tanamakoon in Algonquin Park. She remained at Tan until 1978 as a camper and in several staff roles. After five years as a teacher, in 1979, Catherine and her husband George purchased Camp Mi-A-Kon-Da for girls in Parry Sound, Ontario which they owned for 20 years. Catherine has served on the Board of the Ontario Camps Association, and is Past President of the Society of Camp Directors. She is served as Communications Officer on the Board of the CCA, as is a recipient of the CCA's Ron Johnstone Lifetime Achievement Award. She is past editor of Camps Canada, published by the CCA, and the OCAsional News, the newsletter of the OCA. She is the author of four publications. Her articles on camping have appeared in numerous magazines.