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NOUS SOMMES CAMPS!

Posté le 10 juin 2010 par spreston

Dans sa plus récente publication, We Are Camp, l’Église Unie du Canada présente sa campagne d’information à ses 65 camps situés aux quatre coins du pays. Au printemps 2009, l’Église a procédé à une campagne de cartes postales et a invité les campeurs de tout âge à compléter la phrase suivante : « Ce que je préfère dans les camps, c’est ___________ ». En septembre de la même année, madame Nora Sanders, secrétaire générale du Conseil général, avait reçu 3 667 réponses, où l’on pouvait lire bien des propos élogieux comme : J’aime les activités, me faire de nouveaux amis, me trouver dans milieu accueillant et sécuritaire, manger et chanter autour d’un feu de camp, me sentir libre d’être moi-même. Grâce aux camps, les adultes restent jeunes de cœur et les jeunes apprennent le sens des responsabilités. C’est au cours de mes étés passés dans les camps que j’ai rencontré les personnes qui m’ont le plus influencé. D’autres répondants ont parlé de l’apport des valeurs spirituelles apprises dans les camps chrétiens : J’ai aimé la dimension spirituelle inculquée et prêchée par le camp. Mon parcours en vue de devenir ministre a pris son envol pendant que j’étais dans un camp. Lors du 40e Conseil général qui a eu lieu en août 2009 à Kelowna, en Colombie-Britannique, une résolution recommandant de reconnaître les camps comme un lieu où s’apprend la foi et en faire une priorité pour l’Église a été adoptée.

Les directeurs des camps Maya Landell et Bill Stevens ont défini de quelle façon les camps forment les leaders de demain. La formation en leadership que proposent les camps prend tout son sens au fur et à mesure que les jeunes assimilent et appliquent les compétences en leadership et à la vie active, peu importe leur choix de carrière. Ils apprennent, notamment : le leadership en création, c’est-à-dire qu’ils apprennent à aller au-delà des idées reçues et à donner forme à leurs pensées, aussi saugrenues puissent-elles être; le leadership en humilité par l’intermédiaire duquel les jeunes apprennent à être moins égoïstes et centrés sur eux-mêmes; le leadership dans sa communauté afin de respecter son prochain, et ce, peu importe ses origines; la faculté d’adaptation en plaçant les campeurs, et non « le plan », au cœur des activités pour satisfaire leurs besoins suivant la météo ou leurs exigences; le règlement des différends sous-entend accepter les commentaires d’un superviseur dans le but de régler un problème, confronter au besoin les autres, et jouer le rôle d’un médiateur; la discipline de se présenter et de donner sa pleine mesure tous les jours; finalement, ils acceptent d’être encadrés par les personnes en place depuis plus longtemps qu’eux et à respecter leur milieu.

Il n’est guère surprenant que le modérateur actuel, Mardi Tindal, et l’ancien, David Giuliano, ont tous deux fréquenté le camp Big Canoe en Ontario.

Jeanie Oulton, l’aumônière du camp Quin-Mo-Lac, trace le portrait d’un camp typique. Dans les camps, le passé ne peut en aucun cas avoir préséance sur le présent ni priver un enfant de ses joies. On franchit les portes d’un camp en laissant derrière soi les aspects plus ou moins négatifs de son environnement habituel. On ne craint pas de se faire intimider, car la pratique est prohibée dans les camps. On ne se fait pas exclure ni traiter de nom. On devient meilleurs amis avec ses compagnons de chalet. Tout le monde est inclus dans les activités et est traité avec le respect qui lui est dû. L’ambiance est à l’apprentissage, au dépassement de soi et à la bonne humeur.

Pour conclure, les auteurs du livret We Are Camp proposent quelques tuyaux qui aideront assurément les camps à mieux se faire connaître auprès de leurs collectivités respectives.

Vous pouvez vous procurer pour la modique somme de 6,95 $ (taxes et frais de port en sus) le livret en ligne à l’adresse : www.ucrdstore.ca

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