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Le pouvoir du camp

Posté le 7 mai 2016 par Catherine Ross

Participants in the Qqs camp near Bella Bella. Courtesy Qqs Project Society

Participants in the Qqs camp near Bella Bella. Courtesy Qqs Project Society

Depuis 35 ans, Larry Jorgenson, frère du président de l’International Camping Fellowship, John Jorgenson, améliore le sort des jeunes autochtones de Bella Bella grâce au camp.

Il y a 35 ans, lors d’une visite à Bella Bella en Colombie-Britannique, Larry Jorgenson découvrait une population en crise, confrontée à un suicide par mois en moyenne. Son travail à l’époque consistait à réorganiser le programme provincial de santé mentale de l’Alberta, une tâche qu’il avait déjà menée à bien en Ontario. Face à l’insistance du directeur d’école, il décida de s’installer dans cette communauté isolée, uniquement accessible par bateau ou par avion, pour travailler auprès des enfants Heiltsuk.

Soutenu et encouragé par les chefs et les aînés, Larry créa la Qqs Projects Society (qqs, prononcez queuqs, signifie yeux en Heiltsuk) dont l’objectif était justement d’ouvrir les yeux de la jeunesse sur sa responsabilité envers l’environnement et la culture. Le camp Koeye, par exemple, est un programme d’enseignement de la langue et de la culture Heiltsuk via le chant, la danse et la gestion traditionnelle des ressources. Les jeunes campeurs chantent des chansons sur le grizzli tout en apprenant à collecter des données sur son habitat et ses conditions de vie.

Larry Jorgenson (courtesy John Lehmann/The Globe and Mail)

Larry Jorgenson (courtesy John Lehmann/The Globe and Mail)

Pour Marilyn Slett, conseillère en chef de la Première Nation Heiltsuk, les programmes de la Qqs fortifient la jeune génération en l’aidant à conserver son identité culturelle. Quant à Larry, sa récompense pour toutes ces années de travail communautaire est de voir dans les yeux des enfants leur passion pour la nature : « Se cacher avec un enfant derrière un rocher pour regarder danser des grues du Canada et voir son regard s’éclairer – il n’y a pas de mots pour décrire cela. »

« Ce n’est pas un hasard si les leaders culturels d’aujourd’hui sont issus des programmes de la Qqs. Toute notre action a toujours été basée sur la culture, a récemment déclaré Larry dans un article du Globe and Mail. Nos piliers sont la jeunesse, la culture et l’environnement. On essaie de fusionner les sciences occidentale et traditionnelle. Ça demande du temps mais insuffler à ces gamins la force et la ténacité propres aux Heiltsuk a permis le renouveau culturel et économique de la communauté ». Il ne se rappelle plus à quand remonte le dernier suicide d’un jeune dans leur petite ville de 1400 habitants. Ce résultat est le travail de toute une équipe, conclut-il.

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Communications Officer at Canadian Camping Association
Catherine's lifelong love of camping began in 1953 when she accompanied her mother, the new camp cook, to Camp Tanamakoon in Algonquin Park. She remained at Tan until 1978 as a camper and in several staff roles. After five years as a teacher, in 1979, Catherine and her husband George purchased Camp Mi-A-Kon-Da for girls in Parry Sound, Ontario which they owned for 20 years. Catherine has served on the Board of the Ontario Camps Association, and is Past President of the Society of Camp Directors. She is currently Communications Officer on the Board of the CCA. She is past editor of Camps Canada, published by the CCA, and the OCAasional News, the newsletter of the OCA. She is the author of four publications. Her articles on camping have appeared in numerous magazines.