Posts Tagged ‘LGBTQ’

(English) Remembering Julia Wagg

Posté le 21 avril 2017 par CCA Communications Committee

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Campeurs transgenres

Posté le 23 janvier 2017 par Catherine Ross

Au cours des six dernières années, Ted Lockie, gestionnaire de camps et de programmes jeunesse dans l’Ouest canadien pour l’Association canadienne du diabète, s’est vu demander à trois reprises s’il accepterait un campeur transgenre. Il nous fait part de son expérience.

Que ce soit la première, la deuxième ou la troisième fois, lorsque des parents ont demandé à Ted Lockie, gestionnaire de camps et de programmes jeunesse dans l’Ouest canadien pour l’Association canadienne du diabète, s’ils pouvaient inscrire leur enfant transgenre au camp, il n’a pas hésité. Il a simplement demandé aux parents de lui dire si leur enfant préférait séjourner dans une cabine pour fille ou pour garçon. À chaque fois, il s’agissait d’un enfant de sexe féminin en transition vers le sexe masculin. M. Lockie était prêt à parier que le campeur ne ferait rien qui pourrait gêner ses camarades, parce que la situation serait avant tout difficile pour lui-même. Dans la plupart des cas, les autres campeurs n’étaient au courant de rien. Seuls le moniteur et l’équipe médicale étaient dans le secret.

M. Lockie n’a pas souvenir du moindre problème et n’a reçu aucun commentaire négatif de la part des autres parents. « Ce n’est pas un problème, il ne faut donc pas en faire un problème », a-t-il par ailleurs déclaré. Ce genre de situation ne préoccupe nullement M. Lockie, qui est issu de la génération du millénaire. Il pense toutefois que des directeurs de camp plus âgés pourraient se sentir gênés en raison de leur manque d’expérience auprès de jeunes transgenres. Il imagine aussi que le cas pourrait devenir très délicat s’il se présentait dans un camp où la direction est très religieuse, et n’accepte pas le changement de sexe.

M. Lockie est convaincu qu’en allant au camp, les jeunes transgenres disposent d’une excellente occasion d’apprendre à s’intégrer à la société, parce qu’il leur offre un cadre inclusif, ouvert et compréhensif. Ils s’habituent à utiliser des toilettes différentes, découvrent de nouveaux sports d’équipe et commencent même à s’ouvrir sur les changements qu’ils vivent.

Les jeunes allosexuels au camp

Posté le 24 mars 2014 par Claire Bodkin

« Le camp est un endroit où je peux vraiment être moi-même! » Comme directrice de camp, il n’y a rien de plus gratifiant que d’entendre ces mots. Mais pour les jeunes allosexuels, la rigidité des rôles et la ségrégation des espaces selon le sexe font en sorte que le camp peut être un endroit où « être soi-même » ne va pas de soi. Le moment est venu d’amorcer la conversation au sujet des façons de soutenir les jeunes allosexuels dans nos camps d’été.

Commençons avec quelques termes de base. Le sexe fait référence à l’anatomie d’une personne; il peut être masculin, féminin ou intersexué. Le genre fait référence au rôle social et culturel des hommes et des femmes. Il peut être utile de concevoir le genre comme un spectre allant du masculin au féminin avec beaucoup d’espace entre les deux. Or, pour certaines personnes, dont les enfants et les jeunes, le genre est différent de ce que l’on associe habituellement à leur sexe. Ce qu’il faut savoir ici, c’est que chaque jeune est l’expert en ce qui concerne son genre et a le droit de l’exprimer à sa façon.

Avant qu’un jeune allosexuel arrive au camp, on doit réfléchir à ce que l’on peut faire pour lui offrir un programme et un espace accueillant. Le camp est-il doté d’une politique concernant les jeunes allosexuels? Avons-nous formé notre personnel à les encadrer? Employons-nous des personnes allosexuelles? Quelles sont nos obligations en vertu des lois sur les droits de l’homme? Si un jeune ou son parent nous révèle qu’il est allosexuel, comment pouvons-nous lui permettre de vivre en harmonie avec son identification sexuelle au camp? Il est respectueux (et, dans beaucoup d’endroits, obligatoire en vertu de la loi) de reconnaître pleinement à la personne allosexuelle le genre auquel elle s’identifie. Cela implique d’employer le nom et les pronoms qu’elle préfère, de veiller à ce qu’elle jouisse d’un accès sûr aux toilettes de son genre, de la placer dans une cabine avec des campeurs de son genre, et beaucoup plus.

Une fois que les campeurs arrivent, nous pouvons rendre service à tous nos jeunes en remettant en question les stéréotypes liés au sexe et les encourager à découvrir leurs talents et intérêts uniques. Nous pouvons veiller à ne pas nourrir d’attentes différentes envers les gens en fonction de leur genre. Nous pouvons offrir des modèles, par exemple, des femmes physiquement fortes qui mènent des excursions en canot et des hommes émotionnellement à l’aise de pleurer la dernière journée du camp. Nous pouvons leur offrir une validation en les connaissant de la façon dont ils veulent être connus et en leur rappelant qu’eux aussi font du camp un endroit si spécial. On peut espérer qu’ainsi, le camp sera un endroit où les jeunes allosexuels sentent qu’ils peuvent être eux-mêmes.