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Des Syriennes nouvellement arrivées au Canada font l’expérience du camp

Posté le 16 janvier 2017 par CCA Communications Committee

Durant la Deuxième Guerre mondiale, la fondatrice du camp Glen Bernard, Mary Edgar, et un groupe d’anciennes campeuses avait organisé un camp pour offrir à de jeunes Anglaises un répit des bombes et des attaques aériennes. Le camp s’appelait Shangri-La. Pour en célébrer le 95e anniversaire dans l’esprit de Mary Edgar, le camp a invité 24 jeunes Syriennes à vivre l’expérience du camp au Canada.

La directrice Jocelyn Palm et la directrice adjointe Kim Graydon se sont lancées dans les préparatifs du « Camp Glen Bernard pour la Syrie » l’hiver dernier. Après avoir rencontré plusieurs organismes, elles reçoivent des demandes de familles syriennes nouvellement arrivées au Canada. Accompagnées des parrains des familles et d’un interprète lorsque nécessaire, Jocelyn et Kim partent à leur rencontre un peu partout dans la province. Elles passent des heures avec chaque famille, à leur présenter des photos du camp, à répondre à leurs questions et à établir un lien de confiance.

Lors d’une des rencontres, une fille demande à Kim « s’il y a électrique ». Non, répond-elle, les cabines n’étant pas pourvues d’électricité. La petite et sa sœur lèvent les yeux au ciel et font un commentaire en arabe à leur père, qui leur répond d’un ton assez dur. Traduction de l’interprète : « Il leur a dit que si elles avaient survécu un an et demi dans un camp en Jordanie, elles pouvaient bien survivre une semaine sans électricité à Glen Bernard! » Amusée, Jocelyn rassure les deux sœurs : il y a de l’électricité dans les bâtiments principaux du camp, seules les cabines en sont dépourvues.

Pour ce qui est de la barrière de la langue, les organisatrices décident de ne pas avoir d’interprètes au camp. Les campeuses apprennent par observation et par la pratique. Celles qui sont plus à l’aise en anglais aideraient les autres.

Autre ombre au tableau, seules deux des vingt-six filles savent nager. Fort heureusement, le camp possède une plage de sable et une longue bande d’eau peu profonde. Si elles s’inquiètent, les campeuses n’auront qu’à se mettre debout dans l’eau. Le personnel discute de la manière d’aider les nouvelles venues à se sentir en sécurité, et il est décidé que dans certaines circonstances, tout le monde portera un gilet de sauvetage pour jouer dans l’eau.

Durant leur séjour d’une semaine, les campeuses syriennes sont réparties dans diverses cabines où elles cohabitent avec des campeuses de Glen Bernard. Les habituées découvrent ainsi que les nouvelles sont sympathiques et s’amusent tout autant qu’elles. Un après-midi toutefois, une campeuse syrienne fait remarquer que « le bruit du tonnerre ressemble à celui d’une bombe qui explose », un rappel des moments difficiles qu’elles ont vécu. La comparaison n’a cependant pas affecté la bonne humeur générale et le jeu a repris ses droits.

L’initiative a été couronnée de succès, et tout s’est passé à merveille des deux côtés. Avec le soutien des anciennes campeuses, le camp a maintenant l’intention d’inviter les jeunes syriennes à revenir avec une amie si elles le souhaitent, et à rester le temps prévu pour leur catégorie d’âge.

Bravo au Camp Glen Bernard et aux nombreux camps canadiens ayant invité de nouvelles arrivantes syriennes l’été dernier!

Des campeurs redonnent à leur communauté

Posté le 16 novembre 2015 par CCA Communications Committee

À la mi-juin 2015, le conseil municipal de Sundridge, en Ontario (population de 1 000 habitants) a sollicité l’aide de la directrice de camp Jocelyn Palm. Elle a accepté.

Le conseil de la municipalité de Sundridge savait que Jocelyn Palm, la directrice du camp Glen Bernard, était une ancienne directrice générale de la Société de sauvetage. Malgré des ressources et une capacité financière limitées, la municipalité située sur la rive du lac Bernard espérait offrir un programme de natation à ses jeunes résidents. Ainsi, Jocelyn a offert de mettre à la disposition de la municipalité ses aspirants-moniteurs pour deux cours chaque matin de la semaine pendant trois sessions de deux semaines. Les frais de 30 $ par participant seraient versés aux fonds du village.

Chaque matin, la fourgonnette du camp parcourait les 6 km pour se rendre au village et déposer les moniteurs, puis ramenait le groupe pour midi. Un coordonnateur accompagnait les instructeurs sélectionnés parmi un groupe de trente-trois aspirants-moniteurs. Les enfants du village en profitaient, tout comme les moniteurs, ravis de pouvoir redonner à la communauté locale en mettant à profit les compétences qu’ils avaient acquises au camp.