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Enseigner la tolérance au camp

Posté le 13 mai 2017 par Gary Pryzner

Généralement, lorsque je dois régler un différend, je ne cherche pas à créer deux camps : je cherche plutôt à les écouter. Ce principe s’applique autant à une bagarre entre deux campeurs qu’à une mésentente sur une question concernant les Premières Nations ou les personnes LGBTQ. Cela dit, il n’existe pas de recette permettant de catégoriser une dispute… et c’est très bien ainsi!

Les étiquettes : les meilleurs adjuvants de la dispute. On ne le dira jamais assez : personne ne veut se faire étiqueter. En fait, la plupart des désaccords dégénèrent parce qu’une personne se sent sous-estimée.

Mes années d’expérience m’ont révélé l’existence de certains facteurs communs à l’ensemble des disputes. En les gardant à l’esprit au moment d’une altercation, on peut souvent y mettre fin bien plus tôt que prévu et obtenir un meilleur dénouement. En outre, si j’approche les autres par des gestes qui tiennent compte de ces facteurs, j’ai de bien meilleures chances de prévenir la dispute.

Chaque personne a une valeur intrinsèque. Chacun compte. Et chacun a de bonnes choses à offrir à sa famille, à sa communauté, à sa nation ou au monde. J’admets que certaines des choses offertes ne sont pas bonnes. J’admets aussi que certaines croyances sont fausses. Mais nous devrions tous pouvoir profiter du droit d’avoir des croyances et du droit de choisir. Ces libertés sont plus importantes que n’importe quel différend pouvant survenir entre moi et autrui.

Deux personnes ne peuvent être d’accord sur tout. Cela signifie qu’il est possible d’exacerber les querelles et de diviser les gens jusqu’à l’anéantissement de la communauté et au triomphe de l’individu. Ne serait-ce pas tragique?

Par l’écoute, j’apprends. Écoutez le récit de l’autre, les raisons qui l’amènent à croire en ce qu’il fait et à y accorder de l’importance. Même si je n’adopte pas la structure de croyances de l’autre, j’aurai à tout le moins compris une parcelle de ce qui compte pour lui. Peut-être veut-il militer pour une cause qui défie mes convictions habituelles. Peut-être veut-il le faire pour des motifs liés au dévouement, à l’équité ou à une valeur que je chéris moi aussi. Si je refuse de l’entendre parce que je m’oppose à sa cause en général, il comprendra que je m’oppose au dévouement ou à l’équité.

Nous sommes extraordinaires. Nous sommes capables d’aller sur la lune et d’en revenir, de construire des stations spatiales, de trouver des remèdes pour des maladies qui jadis décimaient des sociétés entières. Pourquoi est-ce si difficile de croire que nous avons tous quelque chose de précieux à honorer?

Avant de vous défendre, posez des questions. « Sommes-nous vraiment en désaccord? » Même une question aussi simple peut générer suffisamment de doute pour que l’autre se calme un peu. Poursuivez en demandant à votre interlocuteur de vous répéter son principal motif de désaccord. Puis, demandez-lui quelles sont les valeurs sur lesquelles reposent son point de vue. Ne pensez pas une seule seconde à votre réponse pendant que vous écoutez. L’écoute, ça sert à apprendre, à entendre et à comprendre.

Créez toujours de l’espace pour un autre point de vue, mais demeurez respectueux de votre interlocuteur. Parlez de manière à démontrer l’existence de cet espace. Comme on le sait, c’est lorsqu’ils se sentent pris au piège que les ours passent à l’attaque. Alors laissez les gens choisir lorsqu’ils le peuvent.

Vos émotions définissent votre mécontentement, pas celui de l’autre. Les émotions vives, comme la jalousie, la rage, la peur ou la haine, signalent la présence en soi d’un problème non résolu. Ainsi, la prochaine fois que vous vivez une émotion du genre, profitez-en non pas pour dire à quelqu’un ses quatre vérités, mais pour vous pencher sur les problèmes irrésolus en vous. Si votre émotion résulte de la critique d’autrui ou d’une forme intense de dénigrement, tentez calmement de circonscrire la partie véridique des accusations, puis commencez à opérer les changements qui s’imposent.

La défensive nourrit l’offensive. Au karaté, quand mon adversaire sent que je résiste, il accentue sa poigne. Mais s’il sent que je relâche mes muscles, il ne peut pas s’empêcher d’en faire autant. Par conséquent, quand une personne – qui que ce soit – vous en veut, ne vous contenez pas d’écouter : expliquez-lui aussi qu’il est important pour vous de la comprendre et que vous la remerciez de vous faire part de son mécontentement. Puis, posez des gestes qui appuient vos paroles. Au fond, tout cela signifie que quand la situation s’envenime, il faut relâcher sa poigne et faire preuve d’amour.

Lorsque vous êtes le médiateur, recentrez la discussion à l’aide de questions. Il est très difficile d’amener quelqu’un à valoriser le point de vue d’autrui. Ainsi, quand je demande à deux garçons qui se sont battus de me donner leur version des faits, j’entre dans un cauchemar sans fin où chacun tente d’établir le tort de l’autre. Or, en leur for intérieur, tous deux savent qu’ils auraient pu agir différemment… qu’à un certain moment, ils ont choisi de répliquer. Au lieu de vous concentrer sur ce qui divise, intéressez-vous à ce qu’ils préféreraient ne pas admettre. Je leur demande souvent tour à tour ce qu’ils auraient pu faire différemment ou ce qu’ils savent qu’ils n’auraient pas dû faire, en commençant par celui que j’estime le plus susceptible de faire amende honorable le premier. S’il commence par parler de son camarade, je l’arrête, et je lui dis : « Non, qu’as-tu fait de mal, toi? Ce que lui a fait de mal, il me le dira quand ce sera son tour. » Le premier aveu entraîne presque toujours le second. Par la suite, les garçons se demandent souvent pardon avant même que j’y arrive, et ils repartent bons amis.

Bref, en embrassant nos différences, on embrasse aussi nos similitudes.

Qu’en pensent les campeurs?

Posté le 1 mai 2017 par Catherine Ross

Au cœur de la frénésie entourant la préparation de l’ouverture du camp pour la prochaine saison, il faut se rappeler la raison de nos efforts – les campeurs!

Au printemps, le directeur de camp se doit soudainement de défier le temps. C’est à ce moment qu’il ouvre le site, évalue les dommages causés par l’hiver et prévoit les activités de nettoyage, de réparation et de rénovation des bâtiments. De retour à son bureau en ville, il lui reste certains postes clés à pourvoir et quelques places pour de futurs campeurs. Or, les listes sont dressées, les fournisseurs ont déjà été consultés, et les achats et les livraisons sont amorcés. Un autre été est à nos portes!

En pleines formalités administratives, il est motivant de garder en tête les raisons de toute cette préparation et cette planification – les campeurs!

Récemment, j’ai eu l’occasion de lire les rapports de 2016 comprenant la rétroaction des centaines de campeurs qui ont fréquenté l’été dernier l’organisme de bienfaisance Kids in Camp. Nous savons l’importance qu’occupe une expérience en camp dans la vie des enfants, mais il peut être bon de laisser les campeurs nous rappeler pourquoi nous faisons tout ça.

Voici ce qu’ils avaient à dire :

« Le camp est génial, formidable et inoubliable. » « Je n’échangerais mon expérience au camp pour rien au monde. » « J’aimerais rester au camp pour toujours. » « Le camp, c’est mon endroit préféré dans le monde entier. »

Les enfants ont acquis au camp des habiletés techniques : « J’ai appris à pagayer en eau vive »; « J’ai appris à allumer un feu, à faire basculer un kayak et à grimper aux arbres frêles ». Surtout, ils ont acquis des habiletés fondamentales : « J’ai amélioré mon esprit sportif »; « Même si tu t’ennuies de tes parents, tu peux quand même t’amuser »; « Je suis complètement sorti de ma zone de confort, et ça m’a aidé à avoir plus confiance en moi »; « J’ai appris à vaincre mes peurs »; « J’ai appris à m’accepter, malgré mes différences et mes défauts »; « J’ai compris qu’il ne fallait pas essayer d’être quelqu’un d’autre. »

Les campeurs vivant avec des obstacles physiques ou des difficultés émotionnelles ou d’apprentissage s’accordent à dire qu’au camp, ils peuvent être eux-mêmes, tout en étant acceptés comme ils sont : « Au camp, je me sens libre et je n’ai pas à me soucier de mes différences ». Même un campeur autiste nous l’a confirmé : « J’ai fait quelques crises, mais j’étais dans un endroit où les autres ne me jugeaient pas ».

Si nous recevons ces merveilleux commentaires, c’est que le camp est formé d’une communauté où les enfants se sentent les bienvenus, s’intègrent parfaitement et sont acceptés sans aucune réserve. « Le camp est un endroit sécuritaire. » « Je n’ai jamais été aussi bien accueilli. » « Le camp est devenu mon deuxième chez-moi. » « J’adore le camp et son esprit de groupe. » « Au camp, nous formons une grande famille. » « Je me sens bien au camp. »

Merci Isabella, Randeonna, Mandy, Nika, Jude, Morgan, Angela, Taylor, Adam, Cameron, Samantha, Ethan, Logan, Hailey, Annabel, Kira, Parker et Desana de nous avoir fait part de vos impressions sur le camp.

Merci également aux employés du camp de partout au pays qui sauront faire la différence dans l’incroyable expérience des milliers d’enfants inscrits au camp d’été 2017.

Les moniteurs de camp sont super!

Posté le 2 mai 2016 par Catherine Ross

À la demande d’Ottawa Parenting Times, Catherine Ross, responsable des communications de l’ACC, a écrit cet article pour décrire aux parents les qualités d’un moniteur de camp. À partager avec vos employés pour les motiver à toujours donner le meilleur d’eux-mêmes!

Camper and Counsellor boysAux quatre coins du pays, des milliers d’anciens campeurs enthousiastes comptent le nombre de jours qu’il reste avant le début du camp d’été. Et parmi les nouveaux, il y en a peut-être qui sont plus anxieux qu’emballés à l’approche du jour J. Une fois que le camp commence, la personne la plus déterminante pour l’expérience de chaque campeur est sans contredit le moniteur.

L’administrateur est essentiel; le personnel d’entretien est utile; l’infirmière est importante (lorsqu’on en a besoin); et personne ne ferait long feu sans le cuisinier. Mais le moniteur est celui qui maintient le contact le plus étroit et le plus constant avec les campeurs. Selon l’éminente administratrice de camp Elizabeth Raymer, « C’est ce groupe de meneurs qui détermine le succès ou l’échec de toute l’entreprise… Le site le plus magnifique, pourvu d’immeubles élégants et d’une surabondance d’équipement de pointe, est inutile entre les mains d’un personnel incapable. » Ses attentes sont claires : lorsqu’on aspire au poste de moniteur de camp, il faut être bon. Nos campeurs méritent ce que vous avez de mieux.

Les administrateurs de camps lisent assidûment les CV, retiennent les candidats qui méritent une entrevue, puis vérifient leurs références. Avec soin et rigueur, ils sélectionnent un groupe de jeunes gens qu’ils croient dignes d’être émulés par de jeunes campeurs impressionnables. Une fois sur le site, ils continuent à les former, les superviser et les évaluer. Une ancienne employée de camp, qui aidait l’administrateur à interviewer les moniteurs potentiels en vue de la saison 2015, s’étonnait devant les qualifications, les personnalités, les expériences et le bénévolat des candidats. Ma propre expérience corrobore ses conclusions – les jeunes gens qui choisissent d’être moniteurs sont tout sauf ordinaires.

Canadian Camping Association Counsellors Are AwesomeL’été où mon fils de dix-huit ans s’est joint à notre équipe à titre de chef d’excursion en canot, mon réveil a été brutal. Durant des années, sans aucune arrière-pensée, j’avais envoyé les jeunes des autres s’occuper de nos campeurs dans la nature. Le fait d’envoyer mon propre fils m’a forcée à réfléchir plus sérieusement au fardeau que j’imposais à ces jeunes. Je m’attendais à ce qu’ils suivent l’itinéraire établi, qu’ils nourrissent, abritent et surveillent un groupe de campeurs pendant des jours, et cela, à l’aide du strict nécessaire, de leur expérience, jugement et habileté. Ils acceptaient le défi sans broncher, et ils ne m’ont jamais laissée tomber. Malgré le serpent à sonnettes qui se faisait bronzer au milieu du sentier, le groupe de pêcheurs ivres qui voulait partager leur site ou le jeune campeur souffrant de douleur abdominales telles qu’il a dû être évacué en pleine nuit, ils ont toujours pris la bonne décision et ramené tout le monde sain et sauf au bercail. À une exception près, ils sont toujours arrivés à temps. Une fois, lorsque le lac était trop agité pour la traversée, ils ont attendu patiemment sur la rive que le vent se calme, ce qui les a forcés à rentrer en retard, et pour cause. Mais une fois de plus, ils avaient pris la bonne décision.

Cet été-là, j’ai instauré une tradition : à la fin de la saison, j’ai écrit aux parents de mes jeunes employés afin de leur faire part de mon admiration renouvelée pour leurs rejetons au vu de tout ce qu’ils avaient accompli durant l’été.

Le mot de la fin revient aux campeurs. En tant que membre du conseil de l’organisme de bienfaisance Kids in Camp, j’ai récemment reçu un résumé des commentaires formulés par les campeurs qui avaient reçu de l’aide financière de l’organisme en 2014. Leurs remarques confirment que les moniteurs font toujours un travail remarquable. Payton nous dit : « J’ai appris à faire des acrobaties sur la planche nautique… mes moniteurs étaient super et tellement chill! » Veronica, une campeuse ayant des besoins particuliers, rapporte que : « Si quelque chose est trop dur, je peux le dire à mes moniteurs, et ça ne veut pas dire que je suis paresseuse. » Emily confirme que : « Mes moniteurs étaient vraiment gentils, aimables et généreux, et très drôles aussi. » Tal a adoré ses moniteurs : « Cameron et Shimon sont trop cool, et ils nous ont aidé à résoudre nos problèmes quand on se bagarrait. Je suis tellement chanceux d’être venu à ce camp! »
Catherine Ross, responsable des communications de l’ACC, est l’auteure de How to be a Camp Counselor, the best job in the world! ainsi que du livrel Preparing for Camp, d’Our Kids.

10 raisons de donner 10 secondes à vos jeunes

Posté le 30 mars 2015 par Dr. Christopher Thurber

Lors d’une récente réunion des enseignants, notre directrice de l’informatique expliquait les mises à niveau apportées au système informatique de l’école. « Grâce à ces mises à niveau, dit-elle, les pages que vous consultez fréquemment, par exemple celles où vous entrez les notes, se chargeront beaucoup plus rapidement. » Une de mes collègues lève sa main et exprime son impatience de voir ces améliorations implantées « parce que la vitesse à laquelle certaines pages se rechargent est épouvantablement lente ». Ma curiosité est piquée. « Je dois parfois attendre trois ou quatre secondes. C’est inacceptable. » Wow. Si quatre secondes est « épouvantablement lent », j’ose à peine penser comment cette collègue supporterait, par exemple, de faire des biscuits.

Canadian summer camperJ’aime les débits de connexion rapides autant que n’importe qui. Et oui, faire des biscuit n’est pas la même chose que naviguer sur la toile. Le temps est une constante jusqu’à ce qu’on s’approche de la vitesse de la lumière, mais la perception de la vitesse est fonction de la tâche. La question, donc : à quel point sommes-nous devenus impatients si nous trouvons inacceptable d’attendre quelques secondes?

On doit tous cultiver notre patience, surtout si on travaille avec des jeunes. Voici dix raisons de donner 10 secondes à vos jeunes. (Aucune n’a rapport à Internet. Patient ou pas, je pense qu’on peut tous s’entendre pour dire qu’en ce qui concerne le temps de chargement, plus c’est rapide, mieux c’est. Mais essayez de rester équanime lorsque votre fureteur prend une grande respiration.)

  1. Pour mieux comprendre. Les enfants ne disent pas toujours ce qu’ils pensent (« je m’ennuie », « c’est plate les maths » « l’arbitre est un idiot »). Lorsque vous vous donnez 10 secondes pour songer à ce qui se cache derrière les paroles d’un enfant (« je suis triste » « je ne comprends pas » « je suis déçu qu’on ait perdu »), vous êtes mieux à même de répondre avec empathie.
  2. Pour éviter de dire quelque chose que vous regretterez. Lorsque vous attendez avant d’ouvrir la bouche – même si vous ne comptez pas jusqu’à dix – vous êtes moins susceptible de crier, de jurer ou d’exagérer.
  3. Pour que les jeunes se sentent écoutés. Même lorsque vous vous sentez calme et avez confiance d’avoir compris ce qu’un jeune pense et ressent, cela peut leur faire du bien lorsque vous faites à l’occasion une pause avant de répondre. Cela montre que vous les avez à coeur sans avoir à le dire.
  4. Pour que les autres aient la chance de répondre. C’est facile de penser que vous avez les plus judicieux conseils jusqu’à ce que vous donniez à d’autres, adultes et enfants, la chance de s’exprimer. C’est à la fois respectueux et enrichissant.
  5. Pour que les enfants aient le temps de traiter l’information. Tous les jeunes ont besoin de temps pour penser à ce que vous leur avez dit ou demandé, tout particulièrement ceux qui sont atteints d’un trouble du développement comme l’autisme. Lorsqu’un enfant opère à un autre rythme, c’est à vous de ralentir. Plutôt que de répéter la question ou de décider pour les autres, attendez qu’ils formulent une réponse.
  6. Pour avoir l’air plus intelligent. La première chose qui vous vient à l’esprit pourrait être pertinente, mais la deuxième ou la troisième pourrait l’être encore plus. C’est correct de dire : « Humm… laisse-moi y penser pour une seconde » et d’en prendre dix. Les paroles de sagesse sont plus susceptibles de vous venir à l’esprit après que vous ayez laissé un peu de temps s’écouler.
  7. Pour vous assurer que votre interlocuteur a terminé de parler. Les adultes ont cette fâcheuse tendance à croire qu’ils savent ce qu’un jeune s’apprête à dire. Lorsqu’on attend occasionnellement après la fin d’une phrase, c’est parfois une nouvelle phrase ou une toute nouvelle idée qui jaillit. Et on peut être sûr de ne pas avoir interrompu.
  8. Pour favoriser la créativité. Au-delà du champ d’une conversation (le sujet des raisons précédentes), on a d’autres occasions de donner de l’espace aux jeunes. Le jeu est un domaine où les adultes essaient constamment d’interrompre les jeunes. Nous donnons des instructions et des conseils, alors que ce qu’on devrait faire – dans une situation de jeu libre – c’est de jouer avec les jeunes. Essayez de demander une question comme « qu’est-ce qui se passe après? » plutôt que d’être directif en disant quelque chose comme « ça doit aller ici ».
  9. Pour que les jeunes sentent qu’ils ont toute votre attention. Lorsqu’on ralentit le rythme d’une interaction verbale ou non verbale avec un enfant ou un adolescent, cela veut souvent dire qu’on met de côté appareils mobiles, paperasse et télécommande. Dans la mesure du possible, accordez votre attention entière plutôt que de la diviser. La qualité souffre plus on effectue de tâches simultanément.
  10. Pour développer votre tolérance à l’attente. Le cerveau des jeunes est encore en développement. Attendez-vous à ce qu’ils soient impulsifs, insouciants, égoïstes, préoccupés, facilement distraits et, parfois, franchement lents. Donnez-leur le temps de grandir et d’apprendre sans les interrompre ou les presser.

Le moment est venu de dévoiler une donnée qui vous étonnera : vous n’avez pas une perception juste de ce que 10 secondes représentent lors d’une interaction avec un jeune. Comptez dix secondes maintenant, pour vous pratiquer. Mettez-vous devant un miroir et posez-vous une question compliquée. Maintenant, attendez dix secondes complètes pour la réponse. Mille et un, mille et deux, mille et trois, mille et quatre, mille et cinq, mille et six, mille et sept, mille et huit, mille et neuf, mille et dix. Maintenant, vous serez mieux à même de le faire dans une vraie situation.

Cela peut sembler contreintuitif, mais pour améliorer vos interactions personnelles, il faut ralentir plutôt qu’accélérer.

Cet article a initialement été publié dans le blogue Week-Ender, un produit de la revue Camp Business. Pour vous abonner, rendez-vous au www.campbusiness.com.

Les jeunes allosexuels au camp

Posté le 24 mars 2014 par Claire Bodkin

« Le camp est un endroit où je peux vraiment être moi-même! » Comme directrice de camp, il n’y a rien de plus gratifiant que d’entendre ces mots. Mais pour les jeunes allosexuels, la rigidité des rôles et la ségrégation des espaces selon le sexe font en sorte que le camp peut être un endroit où « être soi-même » ne va pas de soi. Le moment est venu d’amorcer la conversation au sujet des façons de soutenir les jeunes allosexuels dans nos camps d’été.

Commençons avec quelques termes de base. Le sexe fait référence à l’anatomie d’une personne; il peut être masculin, féminin ou intersexué. Le genre fait référence au rôle social et culturel des hommes et des femmes. Il peut être utile de concevoir le genre comme un spectre allant du masculin au féminin avec beaucoup d’espace entre les deux. Or, pour certaines personnes, dont les enfants et les jeunes, le genre est différent de ce que l’on associe habituellement à leur sexe. Ce qu’il faut savoir ici, c’est que chaque jeune est l’expert en ce qui concerne son genre et a le droit de l’exprimer à sa façon.

Avant qu’un jeune allosexuel arrive au camp, on doit réfléchir à ce que l’on peut faire pour lui offrir un programme et un espace accueillant. Le camp est-il doté d’une politique concernant les jeunes allosexuels? Avons-nous formé notre personnel à les encadrer? Employons-nous des personnes allosexuelles? Quelles sont nos obligations en vertu des lois sur les droits de l’homme? Si un jeune ou son parent nous révèle qu’il est allosexuel, comment pouvons-nous lui permettre de vivre en harmonie avec son identification sexuelle au camp? Il est respectueux (et, dans beaucoup d’endroits, obligatoire en vertu de la loi) de reconnaître pleinement à la personne allosexuelle le genre auquel elle s’identifie. Cela implique d’employer le nom et les pronoms qu’elle préfère, de veiller à ce qu’elle jouisse d’un accès sûr aux toilettes de son genre, de la placer dans une cabine avec des campeurs de son genre, et beaucoup plus.

Une fois que les campeurs arrivent, nous pouvons rendre service à tous nos jeunes en remettant en question les stéréotypes liés au sexe et les encourager à découvrir leurs talents et intérêts uniques. Nous pouvons veiller à ne pas nourrir d’attentes différentes envers les gens en fonction de leur genre. Nous pouvons offrir des modèles, par exemple, des femmes physiquement fortes qui mènent des excursions en canot et des hommes émotionnellement à l’aise de pleurer la dernière journée du camp. Nous pouvons leur offrir une validation en les connaissant de la façon dont ils veulent être connus et en leur rappelant qu’eux aussi font du camp un endroit si spécial. On peut espérer qu’ainsi, le camp sera un endroit où les jeunes allosexuels sentent qu’ils peuvent être eux-mêmes.

Planteurs d’arbres, bon travail!

Posté le 4 novembre 2013 par Catherine Ross

RKY Camp Canadian Camping Association

RKY Camp

À l’été 2013, des campeurs dans plus de 75 camps partout au Canada ont planté près de 20 000 arbres. Malheureusement, plusieurs des semis plantés en Alberta ont été perdus dans les inondations, qui témoignent par contre de l’importance de ce programme. Un gros merci à tous les responsables qui ont contribué au succès du programme cette saison et à Andrea Koehle Jones de la Fondation Charitree qui a généreusement fourni les semis.

Je n’ai jamais pensé que les enfants s’amuseraient autant!

Les campeurs ont adoré l’activité – ils ont même donné un nom aux arbres : Jack, Sky, Barky et Sparkle -parce qu’il est censé devenir un arbre de Noël quand il sera grand!

Les arbres ont remplacé une grande partie de ceux que nous avons perdus dans une tempête l’année dernière.

Les campeurs ont le sentiment d’avoir laissé leur propre héritage dans le camp qui leur tient à cœur.

Arlington Beach Camp Canadian Camping Association

Arlington Beach Camp

YWCA Tapawingo Canadian Camping Association

YWCA Camp Tapawingo

(English) Award Winning Camp Nurses’ Book Available

Posté le 15 mai 2013 par Mike Stewart

Désolé, cette information est uniquement disponible en anglais.

Explorez la culture et l’histoire du Canada avec les ressources de l’Institut Historica-Dominion

Posté le 9 avril 2013 par CCA Communications Committee

Historica Dominion Institute - Canadian Camping AssociationVous cherchez des ressources d’activités gratuites pour vos vacanciers? Explorez l’histoire naturelle et culturelle du Canada, grâce aux programmes que l’Institut Historica-Dominion offre gratuitement aux jeunes.

Emmenez vos vacanciers de 8e année à l’aventure dans l’un des parcs nationaux, des lieux historiques nationaux ou des aires marines nationales de conservation de Parcs Canada – et ce, gratuitement! Le programme Mon Passeport Parcs offre, à tous les élèves de 8e année/2e secondaire, l’entrée gratuite dans tous les parcs nationaux, les lieux historiques nationaux et les aires marines nationales de conservations de Parcs Canada pendant une année complète – y compris l’été! Pour obtenir de plus amples renseignements et télécharger le guide d’activités Mon Passeport Parcs, consultez le www.monpasseportparcs.ca.

Quel est votre niveau de connaissance du Canada? Mettez les connaissances nationales de vos vacanciers à l’épreuve et relevez le Défi de la citoyenneté canadienne pour courir la chance de gagner des prix formidables, dont un voyage à Ottawa! Pour en savoir davantage sur le Défi, consultez le www.defidelacitoyennetecanadienne.ca!

Explorez la richesse et la diversité de l’histoire et de la culture du Canada, en organisant gratuitement la visite d’un orateur à votre camp! Donnez vie à la diversité de votre collectivité en réservant la visite d’un orateur de Passages vers le Canada. Il vous livrera son témoignage inspirant sur l’immigration et la diversité, en personne ou par Skype. Pour tout complément d’information, consultez le passagesverslecanada.com!

Organisez la visite d’un membre du Bureau des orateurs du Projet Mémoire. Invitez un ancien combattant de la Seconde Guerre mondiale ou un membre actif des Forces canadiennes à faire connaître leurs expériences militaires diversifiées à vos vacanciers. Pour tout complément d’information, consultez le www.leprojetmemoire.com.

L’Institut Historica-Dominion est le plus grand organisme indépendant voué à la promotion de l’histoire et de la citoyenneté canadiennes. Son mandat consiste à former des citoyens engagés et informés grâce à une connaissance et à une appréciation approfondies de l’histoire, du patrimoine et des mémoires du Canada. Pour obtenir de plus amples renseignements sur les programmes ci dessus (et plus encore!), consultez le www.historica-dominion.ca.