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(English) Webinar – Managing challenging camper behavior

Posté le 8 avril 2016 par Mike Stewart

Désolé, cette information est uniquement disponible en anglais.

Le camp pour lutter contre l’intimidation

Posté le 26 avril 2015 par Dr. Christopher Thurber

En 1929, Hedley Dimock et Charles Hendry publient Camping and Character: A Camp Experiment in Character Education (Le camp et le caractère : une expérience en camp sur le développement du caractère), le rapport d’une étude réalisée sur plusieurs années au Camp Ahmek en Ontario. L’étude visait à observer les changements chez les campeurs pendant un séjour de six semaines et de comprendre les mécanismes derrière ces changements. Au nombre des plus de 50 comportements répertoriés par les auteurs figurait l’intimidation. Dimock et Hendry observent que même de petites augmentations de comportements d’intimidation font réagir le personnel. Ils ont également été encouragés par l’énorme augmentation de comportements prosociaux chez les jeunes. Mon préféré : « approcher amicalement un garçon antipathique. »

Quatre-vingts années plus tard, qu’avons-nous appris sur l’intimidation? D’abord, que l’intimidation en tant que telle n’est qu’un côté de la médaille. Pour chaque intimidateur, il y a au moins une victime. Deuxièmement, l’intimidation est cyclique. Une étude récente du Centre américain pour le contrôle des maladies confirme qu’environ trois quarts des intimidateurs sont eux-mêmes des victimes et qu’environ trois victimes sur quatre intimident à leur tour. Troisièmement, l’intimidation est un phénomène social, une interaction dynamique et complexe à la base de laquelle se trouvent des relations malsaines. Punir n’est donc pas la solution; il faut créer des relations saines. Enfin, les témoins d’intimidation peuvent faire quelque chose : un simple « c’est pas correct, ça » ou « lâche-le donc » a le pouvoir de freiner l’intimidation.

Les camps sont bien armés pour lutter contre l’intimidation parce qu’ils constituent un milieu social sain. Au camp, les moniteurs supervisent les jeunes et ont la possibilité d’éduquer les intimidateurs et leurs victimes. Les moniteurs peuvent enseigner les types de comportements prosociaux que Dimock, Hendry et leurs prédécesseurs ont observé dans les camps. C’est plus facile à faire que la plupart des gens le pensent, en partie parce que l’intimidation est souvent une tentative malavisée de créer des liens sociaux. Si vous pouvez enseigner à un intimidateur comment tisser des liens sans avoir recours à la force, aux menaces ou à la violence, vous l’aidez à trouver satisfaction à ses besoins plutôt que de le punir pour ses mauvais coups.

De façon concrète, le camp aide les jeunes des façons suivantes :

  • en leur offrant les modèles de relations interpersonnelles que sont les moniteurs;
  • en incluant la victime et les témoins dans les interventions;
  • en renforçant l’estime de soi fragile de l’intimidateur en lui offrant des occasions de réalisation de soi et de connexion humaine dans divers contextes sportifs et artistiques;
  • en enseignant aux intimidateurs comment interagir et tisser des liens de façon saine. On veut tous appartenir à un groupe – le problème avec les intimidateurs, c’est qu’ils s’y prennent de façon antisociale;
  • en enseignant aux victimes à se dresser contre l’intimidateur d’une façon à ce que celui-ci ne tire aucune satisfaction de son comportement;
  • en établissant au début de la session et en répétant des directives strictes en ce qui concerne la gentillesse et la générosité, puis en multipliant les éloges lorsque les moniteurs sont témoins de comportements prosociaux;
  • en permettant aux intimidateurs et aux victimes de rejouer des interactions inacceptables sous la supervision d’employés adultes expérimentés;
  • en créant délibérément une culture de bienveillance et d’entraide qui peut être différente de celle que les campeurs retrouvent dans leur école ou leur quartier, puis en les immersant dans cette culture;
  • en laissant s’exercer une pression sociale positive qui fait en sorte que les enfants se sentent appréciés et récompensés pour leur gentillesse, leur honnêteté, leur douceur et leur générosité.

Le camp n’est pas une panacée à l’intimidation. En dehors du camp, des forces puissantes, comme la violence dans les médias, inculquent chez les jeunes la notion que la violence est une solution efficace et glorifiante à certains problèmes sociaux. Néanmoins, le camp est une puissante force de changement. Éduquer les intimidateurs, leurs victimes et les témoins n’est qu’une des nombreuses façons que le camp enrichit des vies et change le monde.

Alors la prochaine fois que vous parlerez avec un parent de la façon dont votre camp gère l’intimidation, allez plus loin que « Nous ne tolérons pas l’intimidation ». Expliquez comment votre personnel est formé pour aider les jeunes à se faire des amis. Voilà la meilleure façon de prévenir un comportement antisocial : permettre à chacun de développer un sentiment d’appartenance.

Ensuite, expliquez comment vous jumelez formation en ligne avant la saison et formation sur les lieux pour former votre personnel à repérer l’intimidation, à enseigner des comportements prosociaux, à encourager les témoins à intervenir et à donner aux intimidateurs la chance de faire amende honorable. Il y a aura toujours des comportements graves qui exigent un renvoi, mais la plupart des cas d’intimidation se situent sous ce seuil. Faites valoir la qualité de votre camp en montrant que votre personnel est bien préparé à prévenir l’intimidation et à intervenir de façon réfléchie en cas de besoin.

Cet article a initialement été publié dans le blogue Week-Ender, un produit de la revue Camp Business. Pour vous abonner, rendez-vous au www.campbusiness.com.

Bulletin pour le personnel infirmier de camp

Posté le 12 juillet 2013 par Mary Casey

Petit questionnaire sur le soleil et la chaleur

  • Les activités de votre camp se déroulent-elles à l’ombre lorsque c’est possible?
  • Les coups de soleil sont-ils considérés comme des blessures pouvant être évitées?
  • Lors des journées de chaleur intense, les activités sont-elles adaptées de manière à diminuer le niveau d’effort?
  • Les campeurs et le personnel peuvent-ils s’hydrater convenablement (une boisson par heure)?

Les pratiques suivantes sont recommandées :

  • Repérer les zones d’ombres sur le site – insister sur leur utilisation en période de chaleur intense.
  • Application généreuse d’écran solaire.
  • Porter des lunettes à l’épreuve des rayons UV.
  • Porter un chapeau et des vêtements légers et amples qui couvrent les bras et les jambes.
  • Être prudent près de l’eau et du sable (réflexion du soleil).
  • Rester à l’ombre de 10 h à 16 h.
  • Les brûlures ne sont pas acceptables.

Lutte contre les infections

Les camps sont souvent considérés comme des zones à « risque élevé » d’éclosion de maladies transmissibles. Une façon de réduire ces risques est de s’assurer que toutes les personnes fréquentant le site (y compris le personnel infirmier) satisfont aux exigences relatives à la vaccination.

La Société canadienne de pédiatrie recommande les vaccins suivants pour les enfants et les jeunes (2013) :

  • vaccin pentavalent – diphtérie, tétanos, coqueluche, poliomyélite, Haemophilus influenzae de type b (Hib);
  • DcaT – pour les enfants sans vaccin pentavalent;
  • vaccin contre la varicelle;
  • hépatite A;
  • hépatite B;
  • vaccin contre le virus du papillome humain (VPH) pour les filles, maintenant suggéré pour les garçons;
  • vaccin RRO – rougeole, rubéole et oreillons;
  • vaccin contre le méningocoque;
  • vaccin contre le pneumocoque;
  • vaccin antirotavirus;
  • vaccin contre la grippe saisonnière – annuel.

Signes de maladie transmissible

  • fièvre;
  • toux;
  • essoufflement;
  • sensation de fièvre, frissons au cours des 24 dernières heures;
  • symptômes gastro-intestinaux;
  • éruption cutanée;
  • contact avec une personne malade au cours de la dernière semaine;
  • déplacement récent à l’extérieur du pays.

Lorsque la température corporelle est normale, le carnet de vaccination complet et qu’il n’y a aucun symptôme de maladie, vous pouvez conclure que personne ne souffre de maladie transmissible sur le site.

Conseils

1. Un coup de soleil devrait être signalé comme un incident.

2. Il devrait être interdit de manger pendant les déplacements des campeurs par autobus; un étouffement ou une réaction allergique sévère pourrait survenir et ne pas être signalé, et le traitement pourrait être difficile à administrer.

Le camp est-il prêt pour une situation de crise?

Le personnel infirmier doit connaître le contenu du plan de gestion de crise. En cas d’absence de plan de gestion de crise, le personnel infirmier doit rassembler des renseignements pour être en mesure de répondre aux besoins relatifs à la santé en situation de crise.

Gérer une crise

  • Convoquer l’équipe de crise à son quartier général.
  • Analyser les faits. Assurer la sécurité des membres de l’équipe. Les autres membres du personnel et les campeurs doivent se déplacer vers une autre partie du site.
  • Stabiliser la situation; contacter les services médicaux d’urgence; le bureau de santé publique, le médecin du camp, autre.
  • Soigner les victimes ou les malades et les transporter dans une aire d’isolement.
  • Le personnel chargé de l’application des mesures d’urgence prend le contrôle du camp une fois sur place. Le personnel du camp se conforme aux directives des autorités compétentes.
  • Transmettre l’information aux membres du personnel, aux campeurs, aux membres de la direction et aux parents.

L’asthme au camp

L’objectif est d’aider les enfants souffrant d’asthme à contrôler leur asthme de manière à ce qu’ils soient actifs pendant toute la journée et qu’ils puissent dormir toute la nuit. (NAEPP USA. 2007). Bien que la vie au camp implique des changements, il faut chercher à conserver un régime d’activités normales pour les enfants souffrant d’asthme. L’asthme ne prend pas de congé; les enfants doivent continuer à prendre leur médication même s’ils se sentent bien.

Principaux facteurs déclencheurs de crise d’asthme en été

  • Moisissures – dans les tentes, les chalets, la forêt.
  • Pollen – la période de pollinisation varie selon les plantes (ex. : fin de l’été pour l’herbe à poux).
  • Smog – même dans les régions de chalets; plus élevé du printemps à l’automne, les jours ensoleillés et venteux.
  • Exercice – bien s’échauffer avant et récupérer après.
  • Poussière – abondante dans les milieux rustiques.
  • Feux de camp – odeur de bois brûlé (présence de toxines dans l’air).

Ce dont le personnel infirmier a besoin

  • Plan d’action écrit à jour pour chaque campeur, avec facteur déclencheur et traitement.
  • Compréhension minimale des effets de la médication pour l’asthme.
  • La quantité de médication pour l’asthme doit excéder la durée du camp d’été.

Remarque : le NAEPP déconseille le recours à des « remèdes maison » en cas de crise d’asthme sévère tels que :

  • inhaler de l’air chaud et humide;
  • boire de grandes quantités de liquide;
  • l’utilisation d’antihistaminiques; leur efficacité n’est pas prouvée. (Leur utilisation pourrait retarder l’obtention des soins appropriés pour les campeurs.)

Directives concernant les services alimentaires en été

Des pratiques appropriées en cuisine pourront permettre d’éviter les maladies d’origine alimentaire. L’examen des politiques et procédures par le personnel infirmier peut permettre d’identifier les pratiques déficientes.

  • Propreté des mains, des surfaces de travail et de l’équipement.
  • Aliments périssables conservés au réfrigérateur; jamais laissés à l’extérieur sauf pendant les repas.
  • Porter attention aux dates des restes de table; ne jamais utiliser après un délai de trois jours.
  • En période de grande chaleur, les aliments bien emballés conservés dans une glacière isolée avec de la glace ne sont plus propres à la consommation après une période d’environ 3 heures.

Réviser et appliquer la méthode de lavage des mains à sept étapes :

  1. Solution nettoyante : 1 c. à t. (5 ml) d’eau de Javel et 3 tasses (750 ml) d’eau.
  2. Bien mouiller les mains à l’eau courante chaude.
  3. Appliquer du savon liquide et frotter pour faire mousser sur la paume et le dos des mains (savon antibiotique non requis).
  4. Frotter la mousse pendant 15 secondes ou plus.
  5. Bien rincer à l’eau courante.
  6. Sécher les mains avec des serviettes de papier.
  7. Utiliser une serviette de papier pour fermer le robinet et jeter la serviette dans le récipient approprié.