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Bulletin pour le personnel infirmier de camp

Posté le 12 juillet 2013 par Mary Casey

Petit questionnaire sur le soleil et la chaleur

  • Les activités de votre camp se déroulent-elles à l’ombre lorsque c’est possible?
  • Les coups de soleil sont-ils considérés comme des blessures pouvant être évitées?
  • Lors des journées de chaleur intense, les activités sont-elles adaptées de manière à diminuer le niveau d’effort?
  • Les campeurs et le personnel peuvent-ils s’hydrater convenablement (une boisson par heure)?

Les pratiques suivantes sont recommandées :

  • Repérer les zones d’ombres sur le site – insister sur leur utilisation en période de chaleur intense.
  • Application généreuse d’écran solaire.
  • Porter des lunettes à l’épreuve des rayons UV.
  • Porter un chapeau et des vêtements légers et amples qui couvrent les bras et les jambes.
  • Être prudent près de l’eau et du sable (réflexion du soleil).
  • Rester à l’ombre de 10 h à 16 h.
  • Les brûlures ne sont pas acceptables.

Lutte contre les infections

Les camps sont souvent considérés comme des zones à « risque élevé » d’éclosion de maladies transmissibles. Une façon de réduire ces risques est de s’assurer que toutes les personnes fréquentant le site (y compris le personnel infirmier) satisfont aux exigences relatives à la vaccination.

La Société canadienne de pédiatrie recommande les vaccins suivants pour les enfants et les jeunes (2013) :

  • vaccin pentavalent – diphtérie, tétanos, coqueluche, poliomyélite, Haemophilus influenzae de type b (Hib);
  • DcaT – pour les enfants sans vaccin pentavalent;
  • vaccin contre la varicelle;
  • hépatite A;
  • hépatite B;
  • vaccin contre le virus du papillome humain (VPH) pour les filles, maintenant suggéré pour les garçons;
  • vaccin RRO – rougeole, rubéole et oreillons;
  • vaccin contre le méningocoque;
  • vaccin contre le pneumocoque;
  • vaccin antirotavirus;
  • vaccin contre la grippe saisonnière – annuel.

Signes de maladie transmissible

  • fièvre;
  • toux;
  • essoufflement;
  • sensation de fièvre, frissons au cours des 24 dernières heures;
  • symptômes gastro-intestinaux;
  • éruption cutanée;
  • contact avec une personne malade au cours de la dernière semaine;
  • déplacement récent à l’extérieur du pays.

Lorsque la température corporelle est normale, le carnet de vaccination complet et qu’il n’y a aucun symptôme de maladie, vous pouvez conclure que personne ne souffre de maladie transmissible sur le site.

Conseils

1. Un coup de soleil devrait être signalé comme un incident.

2. Il devrait être interdit de manger pendant les déplacements des campeurs par autobus; un étouffement ou une réaction allergique sévère pourrait survenir et ne pas être signalé, et le traitement pourrait être difficile à administrer.

Le camp est-il prêt pour une situation de crise?

Le personnel infirmier doit connaître le contenu du plan de gestion de crise. En cas d’absence de plan de gestion de crise, le personnel infirmier doit rassembler des renseignements pour être en mesure de répondre aux besoins relatifs à la santé en situation de crise.

Gérer une crise

  • Convoquer l’équipe de crise à son quartier général.
  • Analyser les faits. Assurer la sécurité des membres de l’équipe. Les autres membres du personnel et les campeurs doivent se déplacer vers une autre partie du site.
  • Stabiliser la situation; contacter les services médicaux d’urgence; le bureau de santé publique, le médecin du camp, autre.
  • Soigner les victimes ou les malades et les transporter dans une aire d’isolement.
  • Le personnel chargé de l’application des mesures d’urgence prend le contrôle du camp une fois sur place. Le personnel du camp se conforme aux directives des autorités compétentes.
  • Transmettre l’information aux membres du personnel, aux campeurs, aux membres de la direction et aux parents.

L’asthme au camp

L’objectif est d’aider les enfants souffrant d’asthme à contrôler leur asthme de manière à ce qu’ils soient actifs pendant toute la journée et qu’ils puissent dormir toute la nuit. (NAEPP USA. 2007). Bien que la vie au camp implique des changements, il faut chercher à conserver un régime d’activités normales pour les enfants souffrant d’asthme. L’asthme ne prend pas de congé; les enfants doivent continuer à prendre leur médication même s’ils se sentent bien.

Principaux facteurs déclencheurs de crise d’asthme en été

  • Moisissures – dans les tentes, les chalets, la forêt.
  • Pollen – la période de pollinisation varie selon les plantes (ex. : fin de l’été pour l’herbe à poux).
  • Smog – même dans les régions de chalets; plus élevé du printemps à l’automne, les jours ensoleillés et venteux.
  • Exercice – bien s’échauffer avant et récupérer après.
  • Poussière – abondante dans les milieux rustiques.
  • Feux de camp – odeur de bois brûlé (présence de toxines dans l’air).

Ce dont le personnel infirmier a besoin

  • Plan d’action écrit à jour pour chaque campeur, avec facteur déclencheur et traitement.
  • Compréhension minimale des effets de la médication pour l’asthme.
  • La quantité de médication pour l’asthme doit excéder la durée du camp d’été.

Remarque : le NAEPP déconseille le recours à des « remèdes maison » en cas de crise d’asthme sévère tels que :

  • inhaler de l’air chaud et humide;
  • boire de grandes quantités de liquide;
  • l’utilisation d’antihistaminiques; leur efficacité n’est pas prouvée. (Leur utilisation pourrait retarder l’obtention des soins appropriés pour les campeurs.)

Directives concernant les services alimentaires en été

Des pratiques appropriées en cuisine pourront permettre d’éviter les maladies d’origine alimentaire. L’examen des politiques et procédures par le personnel infirmier peut permettre d’identifier les pratiques déficientes.

  • Propreté des mains, des surfaces de travail et de l’équipement.
  • Aliments périssables conservés au réfrigérateur; jamais laissés à l’extérieur sauf pendant les repas.
  • Porter attention aux dates des restes de table; ne jamais utiliser après un délai de trois jours.
  • En période de grande chaleur, les aliments bien emballés conservés dans une glacière isolée avec de la glace ne sont plus propres à la consommation après une période d’environ 3 heures.

Réviser et appliquer la méthode de lavage des mains à sept étapes :

  1. Solution nettoyante : 1 c. à t. (5 ml) d’eau de Javel et 3 tasses (750 ml) d’eau.
  2. Bien mouiller les mains à l’eau courante chaude.
  3. Appliquer du savon liquide et frotter pour faire mousser sur la paume et le dos des mains (savon antibiotique non requis).
  4. Frotter la mousse pendant 15 secondes ou plus.
  5. Bien rincer à l’eau courante.
  6. Sécher les mains avec des serviettes de papier.
  7. Utiliser une serviette de papier pour fermer le robinet et jeter la serviette dans le récipient approprié.
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Registered Nurse at Association Of Camp Nurses
Mary Casey started her camp nursing career in 1954 at Camp Ahshunyoong, Ontario. Mary went on to be the nurse at several Easter Seals camps. This was followed by an invitation to serve as the Health Consultant at Camp Big Canoe (formerly Camp Ahshunyoong). The lack of written material to guide health care and nursing at camp prompted her to write her first book, The Nurse and the Health Program at Camp in 1978. Her most recent book, Camp Nursing: Circles of Care, was released by Volumes, Waterloo in 2008.