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Travailler dans un camp, une préparation pour le rôle de parent

Posté le 17 mars 2014 par Catherine Ross

En tant que directrice de camp retraitée, j’ai fréquemment l’occasion de visiter des camps avec d’anciens moniteurs et leurs enfants.

C’est gratifiant de voir ces anciens moniteurs appliquer les précieuses leçons qu’ils ont apprises au camp dans l’éducation de leurs propres enfants. Lors d’une visite à la classe de maternelle de mon petit-fils, j’ai pu constater que, malheureusement, ce ne sont pas tous les parents qui ont eu la chance de recevoir cette formation.

En décembre dernier, j’ai eu le plaisir de visiter la classe de maternelle de mon petit-fils Aidan. Son professeur avait invité les parents à se joindre aux enfants pour une activité de construction de maisons en pain d’épice pour les fêtes. Dans la classe, les bureaux avaient été entassés en six groupes de quatre bureaux pour les 24 élèves et autant sinon plus de mères, pères et grand-parents. Inutile de dire que la pièce était joyeusement remplie et chaotique.

Chaque enfant disposait d’une base en carton, d’un petit carton de lait, de biscuits graham et d’une quantité abondante de glaçage blanc. Lorsqu’Aidan a commencé, j’ai tenu les murs en biscuits graham contre le carton de lait jusqu’à ce que la colle de glaçage prenne. Aidan s’est ensuite mis à vivement décorer la maison et le jardin l’entourant de smarties, cannes de Noël, jujubes, guimauves et bretzels comme bon lui semblait. Je l’ai encouragé et lui ai offert des éloges, mais me suis retenue d’interférer avec sa débordante créativité. Le résultat final n’était ni bien ordonné ni symétrique, mais Aidan était satisfait de ses efforts. Comme il n’y avait aucun parent pour aider la petite fille assise à côté d‘Aidan, je lui ai également donné des encouragements. Elle aussi a produit quelque chose d’unique.

Devant nous, une mère aidait sa fille et un père aidait son fils. En fait, aider n’est pas le mot juste. Ces parents étaient en train de faire le travail pour leurs enfants dans le but de construire la maison en pain d’épice parfaite. La création d’Aidan fut en grande partie dévorée par sa sœur et lui avant la fin de la journée… est-ce donc vraiment tragique si la clôture en cannes de Noël n’était pas parfaitement alignée?

Malheureusement, ces parents n’ont pas suivi un principe de base du travail de moniteur, c’est-à-dire de ne jamais faire pour un enfant ce qu’il est capable de faire par lui-même en s’efforçant. Agir autrement, c’est d’impliquer, volontairement ou non : « Le but, c’est la perfection. Tes efforts ne suffisent pas. Regarde comment je fais. Je peux faire mieux. » Une chance que nous avons des camps où les enfants sont encouragés à faire ce dont ils sont capables, où c’est correct d’être moins que parfait et où, en apprenant à leur propre rythme et par leurs propres efforts, les enfants développent leur confiance et leur estime de soi.

– Catherine Ross, agente de communications de l’ACC

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Communications Officer at Canadian Camping Association
Catherine's lifelong love of camping began in 1953 when she accompanied her mother, the new camp cook, to Camp Tanamakoon in Algonquin Park. She remained at Tan until 1978 as a camper and in several staff roles. After five years as a teacher, in 1979, Catherine and her husband George purchased Camp Mi-A-Kon-Da for girls in Parry Sound, Ontario which they owned for 20 years. Catherine has served on the Board of the Ontario Camps Association, and is Past President of the Society of Camp Directors. She is currently Communications Officer on the Board of the CCA. She is past editor of Camps Canada, published by the CCA, and the OCAasional News, the newsletter of the OCA. She is the author of four publications. Her articles on camping have appeared in numerous magazines.