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Des recherches démontrent les bienfaits des camps

Posté le 14 mars 2016 par Catherine Ross

À la demande du magazine Ottawa Parenting Times, Catherine Ross, responsable des communications de l’Association des camps du Canada (ACC), a rédigé cet article qui paraîtra dans le magazine. Les directeurs de camp trouveront certainement une aide précieuse dans cet article pour informer les parents des campeurs actuels ou potentiels sur les retombées positives d’un séjour en camp de vacances.

Canadian Camping Association Benefits of Camp Research

Photo courtesy of Camp Walden

Les enfants tirent de nombreux avantages de leur séjour dans un camp. Les directeurs de camp ont pu l’observer à maintes reprises depuis que les jeunes Canadiens ont commencé à participer à des camps il y a plus d’une centaine d’années. Et les parents ont pu le réaliser lorsque leur enfant rentrait à la maison à la fin de son séjour. Les directeurs de camp ont fréquemment reçu des lettres qui témoignent de l’émerveillement et de la reconnaissance des parents.

Nos enfants ont véritablement pris conscience d’eux-mêmes lors de leur séjour à votre camp, leur estime d’eux-mêmes a littéralement explosé, ils ont connu une foule d’émotions fortes et ils ont commencé leur poussée de croissance… avec quoi les nourrissiez-vous?

Nos enfants sont revenus à la maison depuis déjà deux semaines et ils ne parlent encore que du camp lors des soupers. Ils ont tellement aimé leur expérience.

Notre fille est rentrée avec une foule de nouvelles habiletés. Non seulement a-t-elle appris de nombreuses techniques en canot, en kayak et en voile, mais elle a aussi appris comment être une bonne leader et comment mieux travailler en équipe.

Même les campeurs le réalisent.

Pendant deux semaines, j’ai essayé de faire un esquimautage sans jamais y arriver. Et puis finalement, j’ai réussi. C’était vraiment une sensation incroyable!

J’ai appris à être patient, tolérant et persévérant.

J’ai appris l’importance de travailler en équipe pour réussir une activité et qu’on ne peut pas toujours tout faire soi-même.

Quand on est au camp, tout le stress a disparu.

Toutefois, ce n’est que tout récemment que nous avons pu appuyer nos dires avec des preuves documentées, fruits de recherches universitaires approfondies. En 2011, le Dr Troy Glover et son équipe de l’Université de Waterloo, en Ontario, ont terminé une étude d’une durée de six ans menée en collaboration avec l’Association des camps du Canada. Afin d’appuyer ses conclusions, l’équipe de chercheurs a réalisé de nombreuses entrevues de directeurs de camp en plus d’observer des centaines de campeurs provenant d’une multitude de camps partout au pays et d’étudier leurs réponses à une série de questions.

Ils ont découvert que les campeurs avaient démontré des progrès notables dans cinq sphères importantes : l’intégration sociale et la citoyenneté, la conscience de l’environnement, la confiance en soi et le développement personnel, l’intelligence émotionnelle et l’attitude envers l’activité physique.

Les résultats de cette étude n’ont rien de surprenant pour les directeurs de camp, tout de même heureux de pouvoir compter sur cette preuve concrète lorsque viendra le temps de démontrer les bienfaits d’une expérience de camp aux parents encore indécis quant à la meilleure façon d’investir leur argent et le temps de leur enfant.

Au camp, les enfants vivent, travaillent et jouent avec d’autres campeurs qui, pour la plupart, étaient des inconnus le jour de leur arrivée. Certains sont parfois de culture ou de foi différentes. En camp de vacances, il arrive aussi que les enfants viennent de villes, de provinces ou de pays différents. Mais bien avant le jour du départ, on se rend compte que toutes ces différences, pour peu qu’ils bénéficient d’un animateur compétent et soucieux, ne les ont pas empêchés de devenir de bons amis. Même dans les camps où il n’y a que des garçons, j’ai pu voir plus d’une fois des larmes couvrir leur jeune visage alors qu’ils se disaient adieu jusqu’à l’année suivante. Et ce qu’il y a de vraiment extraordinaire, c’est que plusieurs de ces amitiés qui ont pris naissance dans un camp et qui ont été enrichies par l’expérience d’un camp ont ensuite duré pour la vie. Il y a quinze ans, ma fille est déménagée en Colombie-Britannique. Lorsqu’elle vient nous rendre visite chaque année, en Ontario, les amis qu’elle cherche par-dessus tout à revoir sont tous, sans exception, des amis d’un ancien camp.

Il n’y a rien comme un ami de camp. Parmi les commentaires qui reviennent souvent chez les campeurs, on trouve : « au camp, je peux être moi-même », « tout le monde m’accepte vraiment comme je suis ». En vivant ainsi de façon rapprochée, il devient vite impossible de faire semblant d’être quelqu’un d’autre. Et un animateur de camp bien formé peut facilement être un modèle que les enfants chercheront à imiter, apprenant ainsi à être ouverts et tolérants.

Le fait de vivre constamment à l’extérieur les oblige aussi à prendre conscience des merveilles de la nature, et cela les conduit souvent à développer un intérêt pour l’environnement, un désir d’en prendre soin, de le protéger. En prime, la présente recherche a aussi démontré que le temps passé à l’extérieur était non seulement bénéfique, mais essentiel au développement physique, émotionnel, psychologique et spirituel des enfants.

Comment est-il possible qu’un séjour d’une si courte durée ait un tel effet sur la confiance en soi des enfants? Premièrement, aller dans un camp signifie que nos parents nous font assez confiance pour nous accorder une certaine indépendance. En second lieu, leur animateur (un jeune leader qui méritera en peu de temps leur respect et leur admiration en plus de leur servir de modèle positif) est constamment avec eux pour les aider, les encourager, les guider, leur montrer de nouvelles choses et les voir réussir une foule de petits défis. Apprendre devient amusant quand on est au camp. Chaque réussite, grande ou petite, est soulignée et célébrée, qu’il s’agisse d’avoir fait son lit pour la première fois ou d’avoir traversé la piscine à la nage. Et quand un enfant ne parvient pas à réussir quelque chose, l’animateur est là pour lui rappeler qu’il n’y a pas d’échec tant qu’on l’on continue d’essayer. Dans ce genre d’environnement positif centré sur leurs besoins, les enfants s’épanouissent.

Les enfants jouent intensément au camp, ils mangent bien et dorment comme des bûches. Existe-t-il un endroit plus sain pour eux? Les campeurs ont également souvent exprimé à quel point ils se sentaient en sécurité dans un camp et cela contribue aussi à leur bien-être physique et émotionnel.

Mais avant de pouvoir profiter de ces bienfaits, les parents et les futurs campeurs ont une importante tâche à accomplir. Ils doivent choisir parmi le grand nombre de possibilités, tout aussi attrayantes les unes que les autres, quel camp accrédité répondra le mieux à leurs besoins et à leurs attentes. Bonne chance dans les recherches. Et soyez averti : si vous avez choisi judicieusement, votre nouveau campeur souhaitera y retourner année après année.

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Communications Officer at Canadian Camping Association
Catherine's lifelong love of camping began in 1953 when she accompanied her mother, the new camp cook, to Camp Tanamakoon in Algonquin Park. She remained at Tan until 1978 as a camper and in several staff roles. After five years as a teacher, in 1979, Catherine and her husband George purchased Camp Mi-A-Kon-Da for girls in Parry Sound, Ontario which they owned for 20 years. Catherine has served on the Board of the Ontario Camps Association, and is Past President of the Society of Camp Directors. She is currently Communications Officer on the Board of the CCA. She is past editor of Camps Canada, published by the CCA, and the OCAasional News, the newsletter of the OCA. She is the author of four publications. Her articles on camping have appeared in numerous magazines.