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Campeurs transgenres

Posté le 23 janvier 2017 par Catherine Ross

Au cours des six dernières années, Ted Lockie, gestionnaire de camps et de programmes jeunesse dans l’Ouest canadien pour l’Association canadienne du diabète, s’est vu demander à trois reprises s’il accepterait un campeur transgenre. Il nous fait part de son expérience.

Que ce soit la première, la deuxième ou la troisième fois, lorsque des parents ont demandé à Ted Lockie, gestionnaire de camps et de programmes jeunesse dans l’Ouest canadien pour l’Association canadienne du diabète, s’ils pouvaient inscrire leur enfant transgenre au camp, il n’a pas hésité. Il a simplement demandé aux parents de lui dire si leur enfant préférait séjourner dans une cabine pour fille ou pour garçon. À chaque fois, il s’agissait d’un enfant de sexe féminin en transition vers le sexe masculin. M. Lockie était prêt à parier que le campeur ne ferait rien qui pourrait gêner ses camarades, parce que la situation serait avant tout difficile pour lui-même. Dans la plupart des cas, les autres campeurs n’étaient au courant de rien. Seuls le moniteur et l’équipe médicale étaient dans le secret.

M. Lockie n’a pas souvenir du moindre problème et n’a reçu aucun commentaire négatif de la part des autres parents. « Ce n’est pas un problème, il ne faut donc pas en faire un problème », a-t-il par ailleurs déclaré. Ce genre de situation ne préoccupe nullement M. Lockie, qui est issu de la génération du millénaire. Il pense toutefois que des directeurs de camp plus âgés pourraient se sentir gênés en raison de leur manque d’expérience auprès de jeunes transgenres. Il imagine aussi que le cas pourrait devenir très délicat s’il se présentait dans un camp où la direction est très religieuse, et n’accepte pas le changement de sexe.

M. Lockie est convaincu qu’en allant au camp, les jeunes transgenres disposent d’une excellente occasion d’apprendre à s’intégrer à la société, parce qu’il leur offre un cadre inclusif, ouvert et compréhensif. Ils s’habituent à utiliser des toilettes différentes, découvrent de nouveaux sports d’équipe et commencent même à s’ouvrir sur les changements qu’ils vivent.

Le pouvoir du camp

Posté le 5 décembre 2016 par Catherine Ross

David Graham, directeur du Camp Brigadoon en Nouvelle-Écosse, raconte une touchante histoire qui n’aurait pu se produire nulle part ailleurs qu’au camp.

C’est le jour d’arrivée. Alors que les voitures des parents quittent le stationnement, un petit groupe se met à jouer au soccer. Lorsque d’autres garçons se joignent à la partie, il faut répartir les joueurs. « Faisons deux équipes : une avec chandail et l’autre, sans ». La moitié des garçons lancent aussitôt leur t-shirt sur le bord du terrain et le jeu reprend. Jamais cela ne se serait produit à l’école ou au parc du quartier, explique Dave, car chaque campeur affiche une longue cicatrice sur la poitrine des suites d’une chirurgie cardiaque.

Brigadoon Village offre des programmes de camp à longueur d’année pour jeunes souffrant de maladies chroniques ou ayant des besoins particuliers. Dans les camps pour enfants diabétiques, personne ne lève un sourcil lorsqu’un campeur se met à l’écart au milieu d’une activité pour s’administrer de l’insuline. Dans les camps pour enfants ayant des besoins particuliers, personne ne détonne. Dans cet environnement, les campeurs peuvent être eux-mêmes et acquérir la force et la confiance nécessaires pour s’épanouir dans le « vrai monde », là où ils seront perçus comme différents.

Tel est le pouvoir du camp.

11e Congrès international des camps, Sotchi (Russie)

Posté le 28 novembre 2016 par Catherine Ross

logo_white_on_blue_small_1Du 15 au 19 octobre 2017, le 11e Congrès international des camps se déroulera dans le Village olympique de Sotchi sous le thème « Partager le bonheur avec les enfants partout dans le monde ».

Entouré de magnifiques paysages, le site est situé à proximité des superbes plages de la mer Noire. Apprenez des leaders de l’univers des camps tout en profitant d’un hébergement abordable et de qualité.

Pour en savoir plus, visitez le site web du congrès ou sa page Facebook.

L’ACC bâtit des ponts, pas des murs!

Posté le 21 novembre 2016 par Catherine Ross

La veille et le jour de l’élection présidentielle américaine s’est tenu le sixième Forum de leadership national annuel dans le cadre duquel 18 dirigeants de camp se sont rassemblés au Camp Tawingo, à Huntsville, en Ontario.

Stephane Richard (président élu de l’ACC), Jill Dundas (présidente de l’ACC), et Harry Edwards

Stephane Richard (président élu de l’ACC), Jill Dundas (présidente de l’ACC), et Harry Edwards

À la suite de l’élection de Trump, nous avons été témoins de marches de protestation des deux côtés de la frontière. Mais à Huntsville, après avoir été guidés d’un bout à l’autre d’un programme bien chargé par Stéphane Richard, président élu de l’ACC, nous sommes retournés chacun dans nos provinces résolus à bâtir des ponts, non pas des murs, et à lancer plusieurs initiatives nationales intéressantes.

Malgré le temps limité et la tentation de se prélasser au bord du lac sous le soleil radieux de novembre, nous avons bien travaillé.

  • Nous avons examiné les rapports provinciaux et relevé des thèmes ainsi que des défis communs.
  • Nous avons assisté aux présentations de deux partenaires potentiels : l’une traitant de la réduction de la lourde charge bureaucratique des administrateurs de camp qui accueillent les nouveaux employés et l’autre traitant de la diminution des risques et de l’augmentation de la sécurité pour les campeurs souffrant d’allergies.
  • Nous avons convenu d’entretenir nos partenariats avec FoodBuy, Sterling (anciennement BackCheck), ChariTree et la Fondation Bondar.
  • En 2017, nous lancerons deux nouveaux programmes : CCA Connects, qui vise à rassembler des données nationales sur les camps, et une campagne de marketing nationale.
  • Jeff Willis, de la Colombie-Britannique, nous a mis au défi de tisser des liens avec les peuples autochtones. Nous nous sommes engagés à organiser une table ronde pour explorer les façons d’entrer en contact avec les campeurs autochtones.
  • Nous avons appris que 20 dirigeants de camp, du Canada et d’ailleurs, participeraient au cours international des directeurs de camp tout de suite après le Forum de leadership national.
  • Nous avons pris connaissance des nombreux projets de recherche en cours qui nous permettront d’avoir une meilleure connaissance de notre secteur d’activité et nous aideront à améliorer l’expérience de nos campeurs.
  • Skip Connett, président du comité d’assurance, nous a informés que les dommages causés à la propriété par les conditions météorologiques ont représenté une large part des réclamations d’assurance. Il a aussi mentionné qu’advenant la légalisation de la marijuana, les directeurs devraient envisager de reformuler les politiques des camps.
  • Nous avons renouvelé notre engagement à faire pression sur les gouvernements sur les enjeux qui ont une incidence sur les camps.

Au cours des trois dernières années, la présidente Jill Dundas nous a gardés sur le droit chemin pour concrétiser la vision de l’ACC. Merci, Jill!

Les membres du conseil d’administration, les présidents de comité, les présidents provinciaux et les directeurs généraux ont quitté le sixième Forum de leadership national unis et prêts à offrir leur pleine collaboration à Stéphane Richard, lorsqu’il entrera en fonction, en janvier 2017, afin que nous réalisions notre rêve ambitieux pour l’ACC. Bonne chance, Stéphane!

Le concept d’École Terre à Grandview/¿uuqinak’uuh

Posté le 14 juin 2016 par Catherine Ross

Grandview/¿uuqinak'uuh naturalized playground

Terrain de jeu naturalisé de Grandview/¿uuqinak’uuh

Windspeaker est un programme d’éducation expérientielle en plein air offert toute l’année aux élèves autochtones de la 7e à la 12e année de Colombie-Britannique. Créé conjointement par Jeff Willis, www.creativetoolbox.ca, www.firesideadventures.ca, le gouvernement provincial et Gloria Raphael, une éducatrice autochtone et militante pour la jeunesse, il développe les aptitudes personnelles et sociales au moyen d’expériences culturelles et d’activités en plein air. En quatre ans, le programme est passé de 15 à 60 participants. Ces derniers obtiennent des crédits scolaires pour leur participation.

À titre de nouvelle directrice de l’école primaire Grandview/¿uuqinak’uuh à Vancouver, Gloria Raphael a ressenti le besoin de créer une école d’aspect agréable, sûre et calme où les élèves autochtones se sentiraient à l’aise et désireux de s’engager en prenant en main leur apprentissage. Elle a d’abord acheté des fauteuils confortables en cuir pour le hall d’entrée, puis elle a dégagé les salles et les corridors afin de créer des espaces stimulants invitant au théâtre, à l’apprentissage en petits groupes et aux interactions sociales.

Elle a agrandi le jardin communautaire en utilisant le vaste espace vert qui entourait l’école. Un don de 100 000 $ a permis de construire un terrain de jeu naturalisé. En collaboration avec les élèves, les parents, les enseignants, le personnel de soutien, le personnel de la commission scolaire et le milieu des affaires, Gloria a élaboré le concept d’École Terre. Les changements apportés à l’école ont amené les élèves à s’engager davantage dans leur apprentissage et à se sentir fiers de leur école et de leurs projets. À leur tour, les parents se sont engagés davantage envers l’école et l’éducation de leurs enfants.

Vision

L’École Terre Grandview/¿uuqinak’uuh procurera un milieu dans lequel les enfants et leur famille pourront s’engager activement en tissant des liens avec leur environnement et les membres de leur entourage afin de devenir des personnes autonomes qui comprennent leurs responsabilités comme citoyens du monde.

À l’École Terre Grandview/¿uuqinak’uuh, les enfants s’engageront dans un apprentissage expérientiel afin de tisser des liens avec leur environnement. Toute l’année, l’ensemble de l’école mènera des activités sur des thèmes liés à la nature (l’eau, la terre, le ciel, la forêt) qui permettront aux élèves de comprendre la complexité de l’environnement et leur place au sein de ce dernier. Ils participeront à des travaux de conservation pour acquérir le sens de la responsabilité sociale et approfondir leur sentiment d’être liés les uns aux autres. En intégrant les résultats d’apprentissage prescrits aux apprentissages environnementaux, on donnera aux élèves l’occasion d’« explorer les relations qui unissent les individus, les sociétés et l’environnement naturel ». L’École Terre sera axée sur quatre éléments interreliés afin de créer un environnement d’apprentissage unique : le curriculum, la santé et le bien-être, l’engagement communautaire et l’espace physique.

Le pouvoir du camp

Posté le 7 mai 2016 par Catherine Ross

Participants in the Qqs camp near Bella Bella. Courtesy Qqs Project Society

Participants in the Qqs camp near Bella Bella. Courtesy Qqs Project Society

Depuis 35 ans, Larry Jorgenson, frère du président de l’International Camping Fellowship, John Jorgenson, améliore le sort des jeunes autochtones de Bella Bella grâce au camp.

Il y a 35 ans, lors d’une visite à Bella Bella en Colombie-Britannique, Larry Jorgenson découvrait une population en crise, confrontée à un suicide par mois en moyenne. Son travail à l’époque consistait à réorganiser le programme provincial de santé mentale de l’Alberta, une tâche qu’il avait déjà menée à bien en Ontario. Face à l’insistance du directeur d’école, il décida de s’installer dans cette communauté isolée, uniquement accessible par bateau ou par avion, pour travailler auprès des enfants Heiltsuk.

Soutenu et encouragé par les chefs et les aînés, Larry créa la Qqs Projects Society (qqs, prononcez queuqs, signifie yeux en Heiltsuk) dont l’objectif était justement d’ouvrir les yeux de la jeunesse sur sa responsabilité envers l’environnement et la culture. Le camp Koeye, par exemple, est un programme d’enseignement de la langue et de la culture Heiltsuk via le chant, la danse et la gestion traditionnelle des ressources. Les jeunes campeurs chantent des chansons sur le grizzli tout en apprenant à collecter des données sur son habitat et ses conditions de vie.

Larry Jorgenson (courtesy John Lehmann/The Globe and Mail)

Larry Jorgenson (courtesy John Lehmann/The Globe and Mail)

Pour Marilyn Slett, conseillère en chef de la Première Nation Heiltsuk, les programmes de la Qqs fortifient la jeune génération en l’aidant à conserver son identité culturelle. Quant à Larry, sa récompense pour toutes ces années de travail communautaire est de voir dans les yeux des enfants leur passion pour la nature : « Se cacher avec un enfant derrière un rocher pour regarder danser des grues du Canada et voir son regard s’éclairer – il n’y a pas de mots pour décrire cela. »

« Ce n’est pas un hasard si les leaders culturels d’aujourd’hui sont issus des programmes de la Qqs. Toute notre action a toujours été basée sur la culture, a récemment déclaré Larry dans un article du Globe and Mail. Nos piliers sont la jeunesse, la culture et l’environnement. On essaie de fusionner les sciences occidentale et traditionnelle. Ça demande du temps mais insuffler à ces gamins la force et la ténacité propres aux Heiltsuk a permis le renouveau culturel et économique de la communauté ». Il ne se rappelle plus à quand remonte le dernier suicide d’un jeune dans leur petite ville de 1400 habitants. Ce résultat est le travail de toute une équipe, conclut-il.

Les moniteurs de camp sont super!

Posté le 2 mai 2016 par Catherine Ross

À la demande d’Ottawa Parenting Times, Catherine Ross, responsable des communications de l’ACC, a écrit cet article pour décrire aux parents les qualités d’un moniteur de camp. À partager avec vos employés pour les motiver à toujours donner le meilleur d’eux-mêmes!

Camper and Counsellor boysAux quatre coins du pays, des milliers d’anciens campeurs enthousiastes comptent le nombre de jours qu’il reste avant le début du camp d’été. Et parmi les nouveaux, il y en a peut-être qui sont plus anxieux qu’emballés à l’approche du jour J. Une fois que le camp commence, la personne la plus déterminante pour l’expérience de chaque campeur est sans contredit le moniteur.

L’administrateur est essentiel; le personnel d’entretien est utile; l’infirmière est importante (lorsqu’on en a besoin); et personne ne ferait long feu sans le cuisinier. Mais le moniteur est celui qui maintient le contact le plus étroit et le plus constant avec les campeurs. Selon l’éminente administratrice de camp Elizabeth Raymer, « C’est ce groupe de meneurs qui détermine le succès ou l’échec de toute l’entreprise… Le site le plus magnifique, pourvu d’immeubles élégants et d’une surabondance d’équipement de pointe, est inutile entre les mains d’un personnel incapable. » Ses attentes sont claires : lorsqu’on aspire au poste de moniteur de camp, il faut être bon. Nos campeurs méritent ce que vous avez de mieux.

Les administrateurs de camps lisent assidûment les CV, retiennent les candidats qui méritent une entrevue, puis vérifient leurs références. Avec soin et rigueur, ils sélectionnent un groupe de jeunes gens qu’ils croient dignes d’être émulés par de jeunes campeurs impressionnables. Une fois sur le site, ils continuent à les former, les superviser et les évaluer. Une ancienne employée de camp, qui aidait l’administrateur à interviewer les moniteurs potentiels en vue de la saison 2015, s’étonnait devant les qualifications, les personnalités, les expériences et le bénévolat des candidats. Ma propre expérience corrobore ses conclusions – les jeunes gens qui choisissent d’être moniteurs sont tout sauf ordinaires.

Canadian Camping Association Counsellors Are AwesomeL’été où mon fils de dix-huit ans s’est joint à notre équipe à titre de chef d’excursion en canot, mon réveil a été brutal. Durant des années, sans aucune arrière-pensée, j’avais envoyé les jeunes des autres s’occuper de nos campeurs dans la nature. Le fait d’envoyer mon propre fils m’a forcée à réfléchir plus sérieusement au fardeau que j’imposais à ces jeunes. Je m’attendais à ce qu’ils suivent l’itinéraire établi, qu’ils nourrissent, abritent et surveillent un groupe de campeurs pendant des jours, et cela, à l’aide du strict nécessaire, de leur expérience, jugement et habileté. Ils acceptaient le défi sans broncher, et ils ne m’ont jamais laissée tomber. Malgré le serpent à sonnettes qui se faisait bronzer au milieu du sentier, le groupe de pêcheurs ivres qui voulait partager leur site ou le jeune campeur souffrant de douleur abdominales telles qu’il a dû être évacué en pleine nuit, ils ont toujours pris la bonne décision et ramené tout le monde sain et sauf au bercail. À une exception près, ils sont toujours arrivés à temps. Une fois, lorsque le lac était trop agité pour la traversée, ils ont attendu patiemment sur la rive que le vent se calme, ce qui les a forcés à rentrer en retard, et pour cause. Mais une fois de plus, ils avaient pris la bonne décision.

Cet été-là, j’ai instauré une tradition : à la fin de la saison, j’ai écrit aux parents de mes jeunes employés afin de leur faire part de mon admiration renouvelée pour leurs rejetons au vu de tout ce qu’ils avaient accompli durant l’été.

Le mot de la fin revient aux campeurs. En tant que membre du conseil de l’organisme de bienfaisance Kids in Camp, j’ai récemment reçu un résumé des commentaires formulés par les campeurs qui avaient reçu de l’aide financière de l’organisme en 2014. Leurs remarques confirment que les moniteurs font toujours un travail remarquable. Payton nous dit : « J’ai appris à faire des acrobaties sur la planche nautique… mes moniteurs étaient super et tellement chill! » Veronica, une campeuse ayant des besoins particuliers, rapporte que : « Si quelque chose est trop dur, je peux le dire à mes moniteurs, et ça ne veut pas dire que je suis paresseuse. » Emily confirme que : « Mes moniteurs étaient vraiment gentils, aimables et généreux, et très drôles aussi. » Tal a adoré ses moniteurs : « Cameron et Shimon sont trop cool, et ils nous ont aidé à résoudre nos problèmes quand on se bagarrait. Je suis tellement chanceux d’être venu à ce camp! »
Catherine Ross, responsable des communications de l’ACC, est l’auteure de How to be a Camp Counselor, the best job in the world! ainsi que du livrel Preparing for Camp, d’Our Kids.

(English) 2015 Bondar Challenge Award Winners!

Posté le 21 mars 2016 par Catherine Ross

Désolé, cette information est uniquement disponible en anglais.

Des recherches démontrent les bienfaits des camps

Posté le 14 mars 2016 par Catherine Ross

À la demande du magazine Ottawa Parenting Times, Catherine Ross, responsable des communications de l’Association des camps du Canada (ACC), a rédigé cet article qui paraîtra dans le magazine. Les directeurs de camp trouveront certainement une aide précieuse dans cet article pour informer les parents des campeurs actuels ou potentiels sur les retombées positives d’un séjour en camp de vacances.

Canadian Camping Association Benefits of Camp Research

Photo courtesy of Camp Walden

Les enfants tirent de nombreux avantages de leur séjour dans un camp. Les directeurs de camp ont pu l’observer à maintes reprises depuis que les jeunes Canadiens ont commencé à participer à des camps il y a plus d’une centaine d’années. Et les parents ont pu le réaliser lorsque leur enfant rentrait à la maison à la fin de son séjour. Les directeurs de camp ont fréquemment reçu des lettres qui témoignent de l’émerveillement et de la reconnaissance des parents.

Nos enfants ont véritablement pris conscience d’eux-mêmes lors de leur séjour à votre camp, leur estime d’eux-mêmes a littéralement explosé, ils ont connu une foule d’émotions fortes et ils ont commencé leur poussée de croissance… avec quoi les nourrissiez-vous?

Nos enfants sont revenus à la maison depuis déjà deux semaines et ils ne parlent encore que du camp lors des soupers. Ils ont tellement aimé leur expérience.

Notre fille est rentrée avec une foule de nouvelles habiletés. Non seulement a-t-elle appris de nombreuses techniques en canot, en kayak et en voile, mais elle a aussi appris comment être une bonne leader et comment mieux travailler en équipe.

Même les campeurs le réalisent.

Pendant deux semaines, j’ai essayé de faire un esquimautage sans jamais y arriver. Et puis finalement, j’ai réussi. C’était vraiment une sensation incroyable!

J’ai appris à être patient, tolérant et persévérant.

J’ai appris l’importance de travailler en équipe pour réussir une activité et qu’on ne peut pas toujours tout faire soi-même.

Quand on est au camp, tout le stress a disparu.

Toutefois, ce n’est que tout récemment que nous avons pu appuyer nos dires avec des preuves documentées, fruits de recherches universitaires approfondies. En 2011, le Dr Troy Glover et son équipe de l’Université de Waterloo, en Ontario, ont terminé une étude d’une durée de six ans menée en collaboration avec l’Association des camps du Canada. Afin d’appuyer ses conclusions, l’équipe de chercheurs a réalisé de nombreuses entrevues de directeurs de camp en plus d’observer des centaines de campeurs provenant d’une multitude de camps partout au pays et d’étudier leurs réponses à une série de questions.

Ils ont découvert que les campeurs avaient démontré des progrès notables dans cinq sphères importantes : l’intégration sociale et la citoyenneté, la conscience de l’environnement, la confiance en soi et le développement personnel, l’intelligence émotionnelle et l’attitude envers l’activité physique.

Les résultats de cette étude n’ont rien de surprenant pour les directeurs de camp, tout de même heureux de pouvoir compter sur cette preuve concrète lorsque viendra le temps de démontrer les bienfaits d’une expérience de camp aux parents encore indécis quant à la meilleure façon d’investir leur argent et le temps de leur enfant.

Au camp, les enfants vivent, travaillent et jouent avec d’autres campeurs qui, pour la plupart, étaient des inconnus le jour de leur arrivée. Certains sont parfois de culture ou de foi différentes. En camp de vacances, il arrive aussi que les enfants viennent de villes, de provinces ou de pays différents. Mais bien avant le jour du départ, on se rend compte que toutes ces différences, pour peu qu’ils bénéficient d’un animateur compétent et soucieux, ne les ont pas empêchés de devenir de bons amis. Même dans les camps où il n’y a que des garçons, j’ai pu voir plus d’une fois des larmes couvrir leur jeune visage alors qu’ils se disaient adieu jusqu’à l’année suivante. Et ce qu’il y a de vraiment extraordinaire, c’est que plusieurs de ces amitiés qui ont pris naissance dans un camp et qui ont été enrichies par l’expérience d’un camp ont ensuite duré pour la vie. Il y a quinze ans, ma fille est déménagée en Colombie-Britannique. Lorsqu’elle vient nous rendre visite chaque année, en Ontario, les amis qu’elle cherche par-dessus tout à revoir sont tous, sans exception, des amis d’un ancien camp.

Il n’y a rien comme un ami de camp. Parmi les commentaires qui reviennent souvent chez les campeurs, on trouve : « au camp, je peux être moi-même », « tout le monde m’accepte vraiment comme je suis ». En vivant ainsi de façon rapprochée, il devient vite impossible de faire semblant d’être quelqu’un d’autre. Et un animateur de camp bien formé peut facilement être un modèle que les enfants chercheront à imiter, apprenant ainsi à être ouverts et tolérants.

Le fait de vivre constamment à l’extérieur les oblige aussi à prendre conscience des merveilles de la nature, et cela les conduit souvent à développer un intérêt pour l’environnement, un désir d’en prendre soin, de le protéger. En prime, la présente recherche a aussi démontré que le temps passé à l’extérieur était non seulement bénéfique, mais essentiel au développement physique, émotionnel, psychologique et spirituel des enfants.

Comment est-il possible qu’un séjour d’une si courte durée ait un tel effet sur la confiance en soi des enfants? Premièrement, aller dans un camp signifie que nos parents nous font assez confiance pour nous accorder une certaine indépendance. En second lieu, leur animateur (un jeune leader qui méritera en peu de temps leur respect et leur admiration en plus de leur servir de modèle positif) est constamment avec eux pour les aider, les encourager, les guider, leur montrer de nouvelles choses et les voir réussir une foule de petits défis. Apprendre devient amusant quand on est au camp. Chaque réussite, grande ou petite, est soulignée et célébrée, qu’il s’agisse d’avoir fait son lit pour la première fois ou d’avoir traversé la piscine à la nage. Et quand un enfant ne parvient pas à réussir quelque chose, l’animateur est là pour lui rappeler qu’il n’y a pas d’échec tant qu’on l’on continue d’essayer. Dans ce genre d’environnement positif centré sur leurs besoins, les enfants s’épanouissent.

Les enfants jouent intensément au camp, ils mangent bien et dorment comme des bûches. Existe-t-il un endroit plus sain pour eux? Les campeurs ont également souvent exprimé à quel point ils se sentaient en sécurité dans un camp et cela contribue aussi à leur bien-être physique et émotionnel.

Mais avant de pouvoir profiter de ces bienfaits, les parents et les futurs campeurs ont une importante tâche à accomplir. Ils doivent choisir parmi le grand nombre de possibilités, tout aussi attrayantes les unes que les autres, quel camp accrédité répondra le mieux à leurs besoins et à leurs attentes. Bonne chance dans les recherches. Et soyez averti : si vous avez choisi judicieusement, votre nouveau campeur souhaitera y retourner année après année.

(English) Call for Papers: 2016 Canadian Camping Research Award of Excellence

Posté le 21 février 2016 par Catherine Ross

Désolé, cette information est uniquement disponible en anglais.