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L’ancienne présidente de l’ACC inaugure l’Enviro-Education Centre

Posté le 30 octobre 2017 par Catherine Ross

Le 30 septembre 2017, le village de Sundridge, en Ontario, a célébré l’ouverture du Near North Enviro-Education Centre. Cet édifice de conception écologique, alimenté grâce à l’énergie géothermique et solaire, est le fruit de la vision de Jocelyn Palm, directrice du Glen Bernard Camp où les campeurs apprennent depuis plusieurs années à « vivre simplement ».

Le Near North Enviro-Education Centre, dont la construction s’est échelonnée sur plusieurs années, est le témoin de la vision, du soutien financier et de la « persévérance et détermination à toute épreuve » de Jocelyn Palm.

Les gens présents à la cérémonie d’inauguration ont loué la capacité de Mme Palm à nouer des partenariats et à mener à bien ses projets. Lyle Hall, mairesse de Sundrige, Chris Ellis, maire du canton de Strong, Norman Miller, député provincial de Muskoka Parry Sound et l’honorable Carolyn Bennett, ministre des Relations Couronne-Autochtones et des Affaires du Nord ont parlé des trois piliers du projet, essentiels à la pérennité des communautés rurales : la durabilité environnementale, la durabilité économique et la diversité sociale. Doug Dokis, représentant des communautés autochtones locales, a marqué le début de la cérémonie par une prière de remerciement en ojibwa et une chanson blackfoot pour bénir l’immeuble.

La mission du NNEEC est d’« aider les communautés rurales à devenir des modèles en matière de mode de vie durable grâce à de la formation, de l’information et des occasions concrètes d’apprentissage axées sur ces trois piliers ».

(English) CCA Launches National Marketing Campaign!

Posté le 2 octobre 2017 par Catherine Ross

Désolé, cette information est uniquement disponible en anglais.

Harry Edwards, ancien président de l’ACC, tire sa révérence

Posté le 5 septembre 2017 par Catherine Ross

John H. Redekop, président du conseil d’administration de Stillwood, a annoncé la retraite de Harry Edwards après 20 ans de loyaux services:

Harry Edward et à son épouse Gail.

Le conseil d’administration du Stillwood Camp and Conference Centre annonce qu’après un peu plus de 20 années passées à jouer le rôle de figure de proue, Harry Edwards a décidé de prendre sa retraite de la direction à temps plein de Stillwood, un centre à vocation religieuse de 100 acres situé près du lac Cultus dans le sud-ouest de la Colombie-Britannique. Harry l’a mené de main de maître, et il pouvait toujours compter sur la contribution extraordinaire de son épouse Gail. Si Stillwood est devenu le camp chrétien réputé que nous connaissons aujourd’hui, c’est beaucoup grâce à eux.

Stillwood accueille quelque 3 000 campeurs durant l’été, et des centaines de groupes du début septembre à la mi-juin. Sous la direction de Harry, diverses retraites de fin de semaine et conférences spécialisées ont aussi commencé à y être offertes.

Harry Edwards a pour beaucoup contribué à hisser Stillwood vers de nouveaux sommets d’excellence et d’efficacité de l’enseignement religieux. Des milliers de personnes ont bénéficié de son leadership et de son dur labeur, et il y a fort à parier qu’elles n’oublieront jamais l’extraordinaire esprit d’initiative dont a fait preuve Gail dans les services alimentaires. Les Edwards ont laissé un héritage inestimable qui sera reçu avec gratitude par encore bien des générations.

Nous souhaitons à Harry et à son épouse Gail de faire bon voyage dans tous ces endroits qu’ils rêvent de visiter depuis longtemps.

 

 

Groupe de réflexion sur les stratégies de recherche sur les camps

Posté le 12 juin 2017 par Catherine Ross

Le 7 mai 2017 à Toronto, le Dr Stephen Fine, président du comité de recherche de l’ACC, a animé un groupe de réflexion réunissant les membres du bureau de l’ACC, le président de l’International Camping Fellowship (ICF) John Jorgensen et des experts de plusieurs domaines : éducation, soins infirmiers, architecture, sociologie, anthropologie, loisir et récréologie. L’objectif de cette rencontre était de mettre en commun les expériences de chacun et d’approfondir l’étude du phénomène des camps.

Plusieurs universitaires ont participé au groupe de réflexion sur les camps : Dr Troy Glover, professeur à l’Université de Waterloo; Dre Karla Henderson, professeure émérite à l’Université de la Caroline du Nord; Dre Deb Bialeschki, professeure émérite à l’Université de la Caroline du Nord à Chapel Hill; Dre Catherine Lang, professeure adjointe à l’Université de Calgary; Dr Thomas Mcllwraith, professeur adjoint à l’Université de Guelph; Dr Trevor Norris, professeur adjoint à l’Université Brock; Peter Gilbert, professeur émérite à l’Université Ryerson; John Blakey, enseignant en formation centrée sur la nature et chercheur en pédagogie à l’école Montcrest.

Les participants ont confirmé que le but principal de la recherche est d’aider les professionnels des camps à offrir aux campeurs la meilleure expérience possible. Ils ont également établi que les résultats de la recherche doivent être compris par les directeurs des camps, en plus de pouvoir être facilement mis en pratique. Actuellement, la recherche est un élément important des congrès de l’ICF. C’est sans oublier les conférences locales sur les camps, qui peuvent aussi être l’occasion pour les chercheurs de montrer leur travail. Par ailleurs, le projet de recherche de Waterloo, qui a prouvé les bienfaits des camps, fera partie de la prochaine campagne publicitaire nationale. La recherche joue sans contredit un rôle clé autant dans la sensibilisation du public et l’information des professionnels que dans la validation et l’amélioration de l’expérience de camp.

À l’automne 2017, l’ACC communiquera avec les membres de camps de partout au pays qui souhaitent participer à un projet de recherche à l’échelle du Canada et des États-Unis. Les buts et les méthodes du projet s’alignent sur les travaux du Conseil national de recherches du Canada en matière de préparation aux études postsecondaires et au marché du travail; cela signifie que les analyses portant sur les résultats de ce projet aideront les camps à s’inscrire dans le contexte plus large des programmes de développement jeunesse. Les personnes intéressées peuvent communiquer avec Stephen Fine (sfine@alumni.utoronto.ca).

Qu’en pensent les campeurs?

Posté le 1 mai 2017 par Catherine Ross

Au cœur de la frénésie entourant la préparation de l’ouverture du camp pour la prochaine saison, il faut se rappeler la raison de nos efforts – les campeurs!

Au printemps, le directeur de camp se doit soudainement de défier le temps. C’est à ce moment qu’il ouvre le site, évalue les dommages causés par l’hiver et prévoit les activités de nettoyage, de réparation et de rénovation des bâtiments. De retour à son bureau en ville, il lui reste certains postes clés à pourvoir et quelques places pour de futurs campeurs. Or, les listes sont dressées, les fournisseurs ont déjà été consultés, et les achats et les livraisons sont amorcés. Un autre été est à nos portes!

En pleines formalités administratives, il est motivant de garder en tête les raisons de toute cette préparation et cette planification – les campeurs!

Récemment, j’ai eu l’occasion de lire les rapports de 2016 comprenant la rétroaction des centaines de campeurs qui ont fréquenté l’été dernier l’organisme de bienfaisance Kids in Camp. Nous savons l’importance qu’occupe une expérience en camp dans la vie des enfants, mais il peut être bon de laisser les campeurs nous rappeler pourquoi nous faisons tout ça.

Voici ce qu’ils avaient à dire :

« Le camp est génial, formidable et inoubliable. » « Je n’échangerais mon expérience au camp pour rien au monde. » « J’aimerais rester au camp pour toujours. » « Le camp, c’est mon endroit préféré dans le monde entier. »

Les enfants ont acquis au camp des habiletés techniques : « J’ai appris à pagayer en eau vive »; « J’ai appris à allumer un feu, à faire basculer un kayak et à grimper aux arbres frêles ». Surtout, ils ont acquis des habiletés fondamentales : « J’ai amélioré mon esprit sportif »; « Même si tu t’ennuies de tes parents, tu peux quand même t’amuser »; « Je suis complètement sorti de ma zone de confort, et ça m’a aidé à avoir plus confiance en moi »; « J’ai appris à vaincre mes peurs »; « J’ai appris à m’accepter, malgré mes différences et mes défauts »; « J’ai compris qu’il ne fallait pas essayer d’être quelqu’un d’autre. »

Les campeurs vivant avec des obstacles physiques ou des difficultés émotionnelles ou d’apprentissage s’accordent à dire qu’au camp, ils peuvent être eux-mêmes, tout en étant acceptés comme ils sont : « Au camp, je me sens libre et je n’ai pas à me soucier de mes différences ». Même un campeur autiste nous l’a confirmé : « J’ai fait quelques crises, mais j’étais dans un endroit où les autres ne me jugeaient pas ».

Si nous recevons ces merveilleux commentaires, c’est que le camp est formé d’une communauté où les enfants se sentent les bienvenus, s’intègrent parfaitement et sont acceptés sans aucune réserve. « Le camp est un endroit sécuritaire. » « Je n’ai jamais été aussi bien accueilli. » « Le camp est devenu mon deuxième chez-moi. » « J’adore le camp et son esprit de groupe. » « Au camp, nous formons une grande famille. » « Je me sens bien au camp. »

Merci Isabella, Randeonna, Mandy, Nika, Jude, Morgan, Angela, Taylor, Adam, Cameron, Samantha, Ethan, Logan, Hailey, Annabel, Kira, Parker et Desana de nous avoir fait part de vos impressions sur le camp.

Merci également aux employés du camp de partout au pays qui sauront faire la différence dans l’incroyable expérience des milliers d’enfants inscrits au camp d’été 2017.

Conversation pancanadienne

Posté le 20 mars 2017 par Catherine Ross

En janvier 2017, Mark Diamond, le président du comité de représentation de l’ACC, a convoqué une conférence téléphonique pancanadienne. Y ont participé : Bronco Cathcart (C.-B.), David Godwin (Sask.) Jonathan Nyquist (Ont.), Dara Kahne (directrice de camp de jour en Ontario), Jacqui Raill (Qc) Stéphane Richard et John Savage (N.-B.), et Dave Graham (N. É.).

Ils ont discuté du salaire minimum (maintenant obligatoire pour le personnel de camp dans certaines provinces), de la Loi sur la garde d’enfants et la petite enfance (qui crée certaines difficultés pour les camps de jour en Ontario) et du Programme des travailleurs étrangers temporaires (un problème persistant pour les camps à travers le pays). Quatre fois par année, le comité se réunit pour discuter d’enjeux dont toutes les provinces devraient être au courant afin que nous puissions nous préparer pour les changements législatifs à travers le pays. En fonction des renseignements partagés, le comité décide des dossiers sur lesquels l’ACC devrait être proactive en termes de lobbying ou de relations avec les gouvernements. Sur deux de ces appels, le consultant en relations gouvernementales embauché par l’ACC, Allan Young de Tactix, fait un bilan des changements législatifs en cours ou potentiels dans chaque province et au niveau fédéral.

Nous sommes redevables envers ce groupe d’intervenants qui travaille en notre nom pour nous permettre d’être proactifs plutôt que réactifs face aux changements aux lois et des politiques gouvernementales.

Prix d’excellence en recherche 2016 de l’Association des camps du Canada

Posté le 20 février 2017 par Catherine Ross

Mandi Baker
lauréate du Prix d’excellence en recherche 2016 de l’ACC

L’ACC est heureuse d’annoncer que Mandi Baker, Ph. D., de Griffith University (AUS), est la lauréate du Prix d’excellence en recherche 2016 de l’ACC, pour sa thèse de doctorat intitulée Becoming and Being a Camp Counsellor: a study of discourse, power relations and emotions.

Mandi a été campeuse, monitrice et directrice de programme dans le sud de l’Ontario. Elle a obtenu un diplôme en récréologie de l’Université de Waterloo et est présentement chargée de cours à l’École de gestion hôtelière internationale Blue Mountain de Torrens University, en Australie.

« Être moniteur dans un camp peut être une expérience immensément positive pour un jeune, écrit-elle. Cela peut l’aider à maturer et à mieux comprendre les besoins des autres. Par contre, la charge émotive qui se rattache au travail du moniteur peut aussi être difficile à gérer ».

La thèse de Mandi appelle les directeurs de camp à reconnaître les exigences du travail des moniteurs sur le plan émotif, physique et mental, et à offrir aux moniteurs un soutien à l’avenant.

Lauréats des prix 2016 de l’ACC

Posté le 31 janvier 2017 par Catherine Ross

L’ACC est fière de rendre hommage aux leaders qui ont contribué de façon exceptionnelle au milieu des camps dans leur province et à l’échelle nationale.

 

Prix Ron Johnstone pour l’ensemble des réalisations

Joe Kronick
Membre du comité d’assurance de l’ACC depuis plus de 20 ans, Joe Kronick a joué un rôle de premier plan dans la mise en place des politiques que nous sommes aujourd’hui si fiers d’offrir à nos membres provinciaux et nationaux.

Joe faisait partie du premier regroupement d’intervenants qui voyaient que les camps avaient besoin de polices d’assurance spécifiquement adaptées à leurs besoins, ce que n’étaient pas les polices commerciales générales disponibles à l’époque.

Lorsque l’ACC a pris la décision d’offrir sa propre couverture aux camps accrédités, nous avons pu bénéficier de beaucoup des travaux qu’avaient faits Joe et son groupe. Nous étions par ailleurs enchantés lorsque Joe a accepté notre invitation de se joindre au comité d’assurance de l’ACC pour nous aider à peaufiner nos polices.

Joe a toujours travaillé sans relâche au sein du comité, prenant en charge des projets à presque chaque réunion. Toujours le premier à terminer ses mandats, il est une mine d’information et de sages conseils.

Prix d’honneur Jack Pearse

Mark Diamond

Président du comité des relations gouvernementales de l’ACC au cours des nombreuses dernières années, Mark a consacré d’innombrables heures à communiquer avec des fonctionnaires et rencontrer des groupes de pression pour donner voix aux camps touchés par les nouvelles règlementations gouvernementales. Il s’est notamment attaqué aux règlements sur les cartes de conducteur d’embarcation de plaisance et les travailleurs étrangers, ainsi qu’à la Loi sur la garde d’enfants et la petite enfance de l’Ontario. Membre du conseil de l’Association des camps de l’Ontario, il a mené en 2016 une initiative visant à permettre à des Canadiens nouvellement arrivés de séjourner gratuitement dans des camps de l’Ontario.

Prix d’excellence

Howard Martin

Howard a œuvré auprès des jeunes pendant plus de 55 ans. Ses travaux l’ont notamment amené à participer à des projets d’enseignement en Afrique du Sud, à Trinité-et-Tobago et auprès des Premières Nations du Québec. Il a également agi comme expert-conseil auprès de la Direction de la protection de la jeunesse du Nunavik pendant quatre ans.

Au cours des 35 dernières années, sa passion aura été le Camp Weredale, un camp d’été dans les Laurentides pour jeunes à risque de familles d’accueil et des services résidentiels des Centres de la jeunesse et de la famille Batshaw à Montréal et autres organismes sociaux.

Fondé en 1934, Weredale est devenu dans les années 80 un camp pour jeunes handicapés du Centre d’accueil Horizon Jeunesse.

Dans les années 90, des programmes de soutien aux familles d’accueil ont été ajoutés pour venir en aide à cette clientèle en croissance.

Rob Tiessen

Rob est un mentor et un leader inspirant pour la communauté des camps de la Colombie-Britannique depuis de nombreuses années. Comme moniteur, responsable de programme et aujourd’hui directeur général, Rob continue de promouvoir le camp traditionnel pour tous les jeunes tout en créant un espace pour la diversité et les changements sociaux. Rob a toujours poussé pour que le Camp Squeah soit l’ami et l’allié des enfants et des familles autochtones locales. Bénévole de longue date de l’Association des camps de Colombie-Britannique, Rob a aidé pendant plusieurs années à planifier son congrès annuel.

Nick Kitchen

Nick dirige le cours provincial de canot du Nouveau-Brunswick depuis 15 ans. Ce programme a formé d’innombrables moniteurs et ainsi aidé les camps à répondre aux normes d’accréditation. Nick est le représentant du Nouveau-Brunswick chez Pagaie Canada et le défenseur des camps au conseil. Il travaille aujourd’hui en permanence au Camp Centennial et continue de participer activement au rayonnement des camps dans la province.

Kathy Koehler

Kathy et son mari Gary ont dirigé United Church’s Camp Kasota West pendant plus de 20 ans. Kathy a siégé à de nombreux conseils d’administration dans le milieu des camps, dont celui de l’ACC. Elle est présentement vice-présidente de l’Association des camps de l’Alberta.

Kathy est une leader forte et calme vers laquelle se tournent de nombreux intervenants du milieu des camps en Alberta et à travers le Canada pour obtenir des conseils et du soutien.

Campeurs transgenres

Posté le 23 janvier 2017 par Catherine Ross

Au cours des six dernières années, Ted Lockie, gestionnaire de camps et de programmes jeunesse dans l’Ouest canadien pour l’Association canadienne du diabète, s’est vu demander à trois reprises s’il accepterait un campeur transgenre. Il nous fait part de son expérience.

Que ce soit la première, la deuxième ou la troisième fois, lorsque des parents ont demandé à Ted Lockie, gestionnaire de camps et de programmes jeunesse dans l’Ouest canadien pour l’Association canadienne du diabète, s’ils pouvaient inscrire leur enfant transgenre au camp, il n’a pas hésité. Il a simplement demandé aux parents de lui dire si leur enfant préférait séjourner dans une cabine pour fille ou pour garçon. À chaque fois, il s’agissait d’un enfant de sexe féminin en transition vers le sexe masculin. M. Lockie était prêt à parier que le campeur ne ferait rien qui pourrait gêner ses camarades, parce que la situation serait avant tout difficile pour lui-même. Dans la plupart des cas, les autres campeurs n’étaient au courant de rien. Seuls le moniteur et l’équipe médicale étaient dans le secret.

M. Lockie n’a pas souvenir du moindre problème et n’a reçu aucun commentaire négatif de la part des autres parents. « Ce n’est pas un problème, il ne faut donc pas en faire un problème », a-t-il par ailleurs déclaré. Ce genre de situation ne préoccupe nullement M. Lockie, qui est issu de la génération du millénaire. Il pense toutefois que des directeurs de camp plus âgés pourraient se sentir gênés en raison de leur manque d’expérience auprès de jeunes transgenres. Il imagine aussi que le cas pourrait devenir très délicat s’il se présentait dans un camp où la direction est très religieuse, et n’accepte pas le changement de sexe.

M. Lockie est convaincu qu’en allant au camp, les jeunes transgenres disposent d’une excellente occasion d’apprendre à s’intégrer à la société, parce qu’il leur offre un cadre inclusif, ouvert et compréhensif. Ils s’habituent à utiliser des toilettes différentes, découvrent de nouveaux sports d’équipe et commencent même à s’ouvrir sur les changements qu’ils vivent.

Le pouvoir du camp

Posté le 5 décembre 2016 par Catherine Ross

David Graham, directeur du Camp Brigadoon en Nouvelle-Écosse, raconte une touchante histoire qui n’aurait pu se produire nulle part ailleurs qu’au camp.

C’est le jour d’arrivée. Alors que les voitures des parents quittent le stationnement, un petit groupe se met à jouer au soccer. Lorsque d’autres garçons se joignent à la partie, il faut répartir les joueurs. « Faisons deux équipes : une avec chandail et l’autre, sans ». La moitié des garçons lancent aussitôt leur t-shirt sur le bord du terrain et le jeu reprend. Jamais cela ne se serait produit à l’école ou au parc du quartier, explique Dave, car chaque campeur affiche une longue cicatrice sur la poitrine des suites d’une chirurgie cardiaque.

Brigadoon Village offre des programmes de camp à longueur d’année pour jeunes souffrant de maladies chroniques ou ayant des besoins particuliers. Dans les camps pour enfants diabétiques, personne ne lève un sourcil lorsqu’un campeur se met à l’écart au milieu d’une activité pour s’administrer de l’insuline. Dans les camps pour enfants ayant des besoins particuliers, personne ne détonne. Dans cet environnement, les campeurs peuvent être eux-mêmes et acquérir la force et la confiance nécessaires pour s’épanouir dans le « vrai monde », là où ils seront perçus comme différents.

Tel est le pouvoir du camp.