Archive for mai, 2017

(English) « Small-steps revolution » – Globe & Mail, May 16 2017

Posté le 19 mai 2017 par CCA Communications Committee

Désolé, cette information est uniquement disponible en anglais.

Enseigner la tolérance au camp

Posté le 13 mai 2017 par Gary Pryzner

Généralement, lorsque je dois régler un différend, je ne cherche pas à créer deux camps : je cherche plutôt à les écouter. Ce principe s’applique autant à une bagarre entre deux campeurs qu’à une mésentente sur une question concernant les Premières Nations ou les personnes LGBTQ. Cela dit, il n’existe pas de recette permettant de catégoriser une dispute… et c’est très bien ainsi!

Les étiquettes : les meilleurs adjuvants de la dispute. On ne le dira jamais assez : personne ne veut se faire étiqueter. En fait, la plupart des désaccords dégénèrent parce qu’une personne se sent sous-estimée.

Mes années d’expérience m’ont révélé l’existence de certains facteurs communs à l’ensemble des disputes. En les gardant à l’esprit au moment d’une altercation, on peut souvent y mettre fin bien plus tôt que prévu et obtenir un meilleur dénouement. En outre, si j’approche les autres par des gestes qui tiennent compte de ces facteurs, j’ai de bien meilleures chances de prévenir la dispute.

Chaque personne a une valeur intrinsèque. Chacun compte. Et chacun a de bonnes choses à offrir à sa famille, à sa communauté, à sa nation ou au monde. J’admets que certaines des choses offertes ne sont pas bonnes. J’admets aussi que certaines croyances sont fausses. Mais nous devrions tous pouvoir profiter du droit d’avoir des croyances et du droit de choisir. Ces libertés sont plus importantes que n’importe quel différend pouvant survenir entre moi et autrui.

Deux personnes ne peuvent être d’accord sur tout. Cela signifie qu’il est possible d’exacerber les querelles et de diviser les gens jusqu’à l’anéantissement de la communauté et au triomphe de l’individu. Ne serait-ce pas tragique?

Par l’écoute, j’apprends. Écoutez le récit de l’autre, les raisons qui l’amènent à croire en ce qu’il fait et à y accorder de l’importance. Même si je n’adopte pas la structure de croyances de l’autre, j’aurai à tout le moins compris une parcelle de ce qui compte pour lui. Peut-être veut-il militer pour une cause qui défie mes convictions habituelles. Peut-être veut-il le faire pour des motifs liés au dévouement, à l’équité ou à une valeur que je chéris moi aussi. Si je refuse de l’entendre parce que je m’oppose à sa cause en général, il comprendra que je m’oppose au dévouement ou à l’équité.

Nous sommes extraordinaires. Nous sommes capables d’aller sur la lune et d’en revenir, de construire des stations spatiales, de trouver des remèdes pour des maladies qui jadis décimaient des sociétés entières. Pourquoi est-ce si difficile de croire que nous avons tous quelque chose de précieux à honorer?

Avant de vous défendre, posez des questions. « Sommes-nous vraiment en désaccord? » Même une question aussi simple peut générer suffisamment de doute pour que l’autre se calme un peu. Poursuivez en demandant à votre interlocuteur de vous répéter son principal motif de désaccord. Puis, demandez-lui quelles sont les valeurs sur lesquelles reposent son point de vue. Ne pensez pas une seule seconde à votre réponse pendant que vous écoutez. L’écoute, ça sert à apprendre, à entendre et à comprendre.

Créez toujours de l’espace pour un autre point de vue, mais demeurez respectueux de votre interlocuteur. Parlez de manière à démontrer l’existence de cet espace. Comme on le sait, c’est lorsqu’ils se sentent pris au piège que les ours passent à l’attaque. Alors laissez les gens choisir lorsqu’ils le peuvent.

Vos émotions définissent votre mécontentement, pas celui de l’autre. Les émotions vives, comme la jalousie, la rage, la peur ou la haine, signalent la présence en soi d’un problème non résolu. Ainsi, la prochaine fois que vous vivez une émotion du genre, profitez-en non pas pour dire à quelqu’un ses quatre vérités, mais pour vous pencher sur les problèmes irrésolus en vous. Si votre émotion résulte de la critique d’autrui ou d’une forme intense de dénigrement, tentez calmement de circonscrire la partie véridique des accusations, puis commencez à opérer les changements qui s’imposent.

La défensive nourrit l’offensive. Au karaté, quand mon adversaire sent que je résiste, il accentue sa poigne. Mais s’il sent que je relâche mes muscles, il ne peut pas s’empêcher d’en faire autant. Par conséquent, quand une personne – qui que ce soit – vous en veut, ne vous contenez pas d’écouter : expliquez-lui aussi qu’il est important pour vous de la comprendre et que vous la remerciez de vous faire part de son mécontentement. Puis, posez des gestes qui appuient vos paroles. Au fond, tout cela signifie que quand la situation s’envenime, il faut relâcher sa poigne et faire preuve d’amour.

Lorsque vous êtes le médiateur, recentrez la discussion à l’aide de questions. Il est très difficile d’amener quelqu’un à valoriser le point de vue d’autrui. Ainsi, quand je demande à deux garçons qui se sont battus de me donner leur version des faits, j’entre dans un cauchemar sans fin où chacun tente d’établir le tort de l’autre. Or, en leur for intérieur, tous deux savent qu’ils auraient pu agir différemment… qu’à un certain moment, ils ont choisi de répliquer. Au lieu de vous concentrer sur ce qui divise, intéressez-vous à ce qu’ils préféreraient ne pas admettre. Je leur demande souvent tour à tour ce qu’ils auraient pu faire différemment ou ce qu’ils savent qu’ils n’auraient pas dû faire, en commençant par celui que j’estime le plus susceptible de faire amende honorable le premier. S’il commence par parler de son camarade, je l’arrête, et je lui dis : « Non, qu’as-tu fait de mal, toi? Ce que lui a fait de mal, il me le dira quand ce sera son tour. » Le premier aveu entraîne presque toujours le second. Par la suite, les garçons se demandent souvent pardon avant même que j’y arrive, et ils repartent bons amis.

Bref, en embrassant nos différences, on embrasse aussi nos similitudes.

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Posté le 8 mai 2017 par CCA Communications Committee

Désolé, cette information est uniquement disponible en anglais.

Grande nouvelle pour les camps de vacances!

Posté le 5 mai 2017 par Jonathan Nyquist

Après près de trois ans de travail acharné et de lobbying, le comité des relations gouvernementales de l’Association des camps du Canada est ravi de vous annoncer la création d’une nouvelle catégorie de permis de travail temporaire. Cette catégorie permettra aux travailleurs étrangers de travailler dans des camps de vacances sans avoir à se soumettre à l’exigence relative à l’étude d’impact sur le marché du travail : http://www.cic.gc.ca/francais/ressources/outils/temp/travail/unique/camp.asp.

Tous les travailleurs étrangers qui désirent obtenir un permis de travail temporaire pour travailler comme moniteurs de camps seront désormais placés dans cette catégorie. 

Les pages Web ci-dessous comprennent de l’information qui pourrait vous être utile. Leurs hyperliens ont été ajoutés à la nouvelle politique relative aux permis de travail pour les moniteurs de camps. On y retrouve notamment des renseignements sur une potentielle exonération des frais de permis de travail pour les travailleurs étrangers et les employeurs qui présentent des demandes au titre de cette catégorie.

Le processus menant à la création de cette politique a été une entreprise majeure et les nouvelles directives auront une incidence cruciale sur le recrutement de personnel à l’étranger. Cela nous permettra également de continuer à constituer des équipes hautement qualifiées et diversifiées, et de créer dans les camps des communautés qui favorisent les échanges culturels. Nous sommes extrêmement reconnaissants envers les nombreux décideurs qui nous ont écoutés, qui ont cru en nous et qui nous ont soutenus tout au long de ce périlleux parcours. Les députés et les ministres suivants, de même que leur équipe, ont plaidé en notre faveur et remué ciel et terre pour nous aider :

Le ministre Ahmed D. Hussen et l’ancien ministre John McCallum, les députés Michael Levitt, Anthony Rota, Roland Parris (ancien conseiller principal en politiques du premier ministre Justin Trudeau), Marco Mendicino, David Graham, Anthony Housefather, Jamie Schmale, Ralph Goodale et Rodger Cuzner de même que la ministre Patty Hajdu.

Nous aimerions également remercier chaleureusement Mark Diamond et Jonathan Nyquist, qui ont mené ensemble cette initiative, ainsi que les membres suivants de notre association, qui ont consacré énormément de temps à cette cause : Barb Gray, Jonathan Pivnick, Adam Kronick, Sol Birenbaum, Leon Muszynski, Craig Perlmutter, Stephane Richard et Mike Sladden.

Soulignons également les efforts de l’entreprise de lobbying Tactix, qui nous a orientés et épaulés avec un professionnalisme exceptionnel tout au long de nos démarches.

Si vous avez des questions concernant l’exemption, n’hésitez pas à communiquer directement avec Jonathan Nyquist à l’adresse jonathan@go-nyquest.com

À très bientôt et bon camp!

Qu’en pensent les campeurs?

Posté le 1 mai 2017 par Catherine Ross

Au cœur de la frénésie entourant la préparation de l’ouverture du camp pour la prochaine saison, il faut se rappeler la raison de nos efforts – les campeurs!

Au printemps, le directeur de camp se doit soudainement de défier le temps. C’est à ce moment qu’il ouvre le site, évalue les dommages causés par l’hiver et prévoit les activités de nettoyage, de réparation et de rénovation des bâtiments. De retour à son bureau en ville, il lui reste certains postes clés à pourvoir et quelques places pour de futurs campeurs. Or, les listes sont dressées, les fournisseurs ont déjà été consultés, et les achats et les livraisons sont amorcés. Un autre été est à nos portes!

En pleines formalités administratives, il est motivant de garder en tête les raisons de toute cette préparation et cette planification – les campeurs!

Récemment, j’ai eu l’occasion de lire les rapports de 2016 comprenant la rétroaction des centaines de campeurs qui ont fréquenté l’été dernier l’organisme de bienfaisance Kids in Camp. Nous savons l’importance qu’occupe une expérience en camp dans la vie des enfants, mais il peut être bon de laisser les campeurs nous rappeler pourquoi nous faisons tout ça.

Voici ce qu’ils avaient à dire :

« Le camp est génial, formidable et inoubliable. » « Je n’échangerais mon expérience au camp pour rien au monde. » « J’aimerais rester au camp pour toujours. » « Le camp, c’est mon endroit préféré dans le monde entier. »

Les enfants ont acquis au camp des habiletés techniques : « J’ai appris à pagayer en eau vive »; « J’ai appris à allumer un feu, à faire basculer un kayak et à grimper aux arbres frêles ». Surtout, ils ont acquis des habiletés fondamentales : « J’ai amélioré mon esprit sportif »; « Même si tu t’ennuies de tes parents, tu peux quand même t’amuser »; « Je suis complètement sorti de ma zone de confort, et ça m’a aidé à avoir plus confiance en moi »; « J’ai appris à vaincre mes peurs »; « J’ai appris à m’accepter, malgré mes différences et mes défauts »; « J’ai compris qu’il ne fallait pas essayer d’être quelqu’un d’autre. »

Les campeurs vivant avec des obstacles physiques ou des difficultés émotionnelles ou d’apprentissage s’accordent à dire qu’au camp, ils peuvent être eux-mêmes, tout en étant acceptés comme ils sont : « Au camp, je me sens libre et je n’ai pas à me soucier de mes différences ». Même un campeur autiste nous l’a confirmé : « J’ai fait quelques crises, mais j’étais dans un endroit où les autres ne me jugeaient pas ».

Si nous recevons ces merveilleux commentaires, c’est que le camp est formé d’une communauté où les enfants se sentent les bienvenus, s’intègrent parfaitement et sont acceptés sans aucune réserve. « Le camp est un endroit sécuritaire. » « Je n’ai jamais été aussi bien accueilli. » « Le camp est devenu mon deuxième chez-moi. » « J’adore le camp et son esprit de groupe. » « Au camp, nous formons une grande famille. » « Je me sens bien au camp. »

Merci Isabella, Randeonna, Mandy, Nika, Jude, Morgan, Angela, Taylor, Adam, Cameron, Samantha, Ethan, Logan, Hailey, Annabel, Kira, Parker et Desana de nous avoir fait part de vos impressions sur le camp.

Merci également aux employés du camp de partout au pays qui sauront faire la différence dans l’incroyable expérience des milliers d’enfants inscrits au camp d’été 2017.