Archive for juin, 2016

(English) Lyme Disease training and education

Posté le 20 juin 2016 par CCA Communications Committee

Désolé, cette information est uniquement disponible en anglais.

Le concept d’École Terre à Grandview/¿uuqinak’uuh

Posté le 14 juin 2016 par Catherine Ross

Grandview/¿uuqinak'uuh naturalized playground

Terrain de jeu naturalisé de Grandview/¿uuqinak’uuh

Windspeaker est un programme d’éducation expérientielle en plein air offert toute l’année aux élèves autochtones de la 7e à la 12e année de Colombie-Britannique. Créé conjointement par Jeff Willis, www.creativetoolbox.ca, www.firesideadventures.ca, le gouvernement provincial et Gloria Raphael, une éducatrice autochtone et militante pour la jeunesse, il développe les aptitudes personnelles et sociales au moyen d’expériences culturelles et d’activités en plein air. En quatre ans, le programme est passé de 15 à 60 participants. Ces derniers obtiennent des crédits scolaires pour leur participation.

À titre de nouvelle directrice de l’école primaire Grandview/¿uuqinak’uuh à Vancouver, Gloria Raphael a ressenti le besoin de créer une école d’aspect agréable, sûre et calme où les élèves autochtones se sentiraient à l’aise et désireux de s’engager en prenant en main leur apprentissage. Elle a d’abord acheté des fauteuils confortables en cuir pour le hall d’entrée, puis elle a dégagé les salles et les corridors afin de créer des espaces stimulants invitant au théâtre, à l’apprentissage en petits groupes et aux interactions sociales.

Elle a agrandi le jardin communautaire en utilisant le vaste espace vert qui entourait l’école. Un don de 100 000 $ a permis de construire un terrain de jeu naturalisé. En collaboration avec les élèves, les parents, les enseignants, le personnel de soutien, le personnel de la commission scolaire et le milieu des affaires, Gloria a élaboré le concept d’École Terre. Les changements apportés à l’école ont amené les élèves à s’engager davantage dans leur apprentissage et à se sentir fiers de leur école et de leurs projets. À leur tour, les parents se sont engagés davantage envers l’école et l’éducation de leurs enfants.

Vision

L’École Terre Grandview/¿uuqinak’uuh procurera un milieu dans lequel les enfants et leur famille pourront s’engager activement en tissant des liens avec leur environnement et les membres de leur entourage afin de devenir des personnes autonomes qui comprennent leurs responsabilités comme citoyens du monde.

À l’École Terre Grandview/¿uuqinak’uuh, les enfants s’engageront dans un apprentissage expérientiel afin de tisser des liens avec leur environnement. Toute l’année, l’ensemble de l’école mènera des activités sur des thèmes liés à la nature (l’eau, la terre, le ciel, la forêt) qui permettront aux élèves de comprendre la complexité de l’environnement et leur place au sein de ce dernier. Ils participeront à des travaux de conservation pour acquérir le sens de la responsabilité sociale et approfondir leur sentiment d’être liés les uns aux autres. En intégrant les résultats d’apprentissage prescrits aux apprentissages environnementaux, on donnera aux élèves l’occasion d’« explorer les relations qui unissent les individus, les sociétés et l’environnement naturel ». L’École Terre sera axée sur quatre éléments interreliés afin de créer un environnement d’apprentissage unique : le curriculum, la santé et le bien-être, l’engagement communautaire et l’espace physique.

Planète camp

Posté le 5 juin 2016 par John Jorgenson

Nanshan ConferenceDe retour d’une récente série de conférences, le président de l’International Camping Fellowship (ICF), John Jorgenson, décrit l’essor de l’éducation par le camp en Chine et en Ukraine.

Entre l’effervescence de la saison nord-américaine des congrès de nos associations et le tourbillon printanier des préparatifs entourant la saison des camps d’été en Amérique du Nord, nous avons profité d’une petite fenêtre temporelle pour expérimenter un autre type de formation. Les voyages réalisés à cette fin dans diverses régions du monde s’avèrent instructifs et féconds. L’ICF a pu participer à certaines démarches importantes et novatrices qui ont cours dans d’autres pays. Les nouvelles perspectives que cela nous apporte nous aident à renforcer nos propres camps et notre mouvement local de camps.

Entre autres réformes qui mobilisent actuellement la Chine, celle de l’éducation est appelée à jouer un rôle phare dans les transformations à venir. Celles-ci influenceront l’avenir de quelque 163 millions d’enfants de la première à la neuvième année (selon les données de 2015). La convergence culturelle, à l’échelle internationale, et la sensibilisation à la citoyenneté ne sont que deux aspects de l’objectif de la réforme chinoise de l’éducation. Ses artisans ne se tourneront pas forcément tout de suite vers la communauté des camps, mais, comme nous le savons tous, celle-ci a beaucoup à offrir au monde de l’éducation et au développement des jeunes, pour peu que les éducateurs y prêtent l’oreille. C’est ce qu’a constaté récemment le Bureau de l’éducation du district de Nanshan, dans la ville chinoise de Shenzhen, qui administre 99 écoles primaires et secondaires; le Bureau s’est donc adressé à la communauté des camps de jeunes pour mieux comprendre comment documenter certaines des décisions découlant de la réforme. L’organisme LeShine Camping Group propose et exploite depuis de nombreuses années un large éventail de programmes de camps aux styles variés, dont certains ont été retenus par le Bureau de Nanshan. En mars 2016, ce dernier et le groupe LeShine commanditaient un colloque de perfectionnement professionnel à l’intention des enseignants et des administrateurs, lequel comprenait une formation sur la conception d’un programme de camps. Le colloque s’inscrivait dans le cadre d’un congrès international de camps. L’évènement a réuni des présentateurs d’Australie, du Canada, de Hong Kong et de Singapour, qui ont parlé des camps dans leurs pays respectifs.

Le colloque avait pour but principal de permettre à la communauté d’éducateurs professionnels de la région de Nanshan de mieux comprendre le rôle de l’éducation fondée sur l’expérience et de l’éducation en formule camp dans l’atteinte des nouveaux objectifs du curriculum. En tout, plus de 200 directeurs et enseignants ont participé aux deux évènements de formation. Au cours de l’une des activités du colloque, 35 directeurs d’écoles primaires et secondaires représentant 13 000 élèves ont participé à une conversation sur la manière de transposer les intentions dans la pratique et les objectifs en résultats d’apprentissage.

Que pourrions-nous tirer, ici, de tels échanges ?

Plus tard en mars, une série d’ateliers ont été organisés lors de réunions à Pékin. Les concepts d’éducation en formule camp et d’éducation non formelle s’y répandent et évoluent très rapidement. En une année seulement, tout observateur du mouvement des camps en Chine aura constaté des transformations importantes et remarquables. Parents, éducateurs, chefs de camp et, bien sûr, enfants s’emploient — au rythme de la Chine — à développer ces nouvelles avenues par les camps. Des camps et des entreprises de services associés font leur apparition tous les jours. L’une d’elles offre des voyages dans des camps nord-américains. D’autres programmes sont lancés dans des écoles et sur les sites de camps. Des consultants étrangers viennent régulièrement prêter main-forte à la mise sur pied de ces services. De nombreuses personnes — dont des éducateurs — rompues à la culture des camps travaillent à transposer celle-ci efficacement dans la culture chinoise. Il suffit de songer à l’impact qu’une si vaste population pourrait avoir sur l’avenir de l’environnement, de la politique et du leadership dans le monde pour saisir l’importance de bien faire les choses.
Dans quelle mesure devons-nous tenir compte de ces changements dans nos propres démarches d’avenir ?

De l’autre côté de l’Asie, l’Ukraine est le théâtre de changements différents, mais similaires. L’entreprise DEC Education Group, pour ne nommer qu’elle, mise sur la communauté des camps d’Ukraine pour renforcer le perfectionnement professionnel. À cette fin, DEC organisait, en avril dernier, un colloque de deux jours à l’intention des professionnels de camps, sur les divers aspects de l’exploitation de ce type d’établissement. L’exercice n’a rien de remarquable en soi si ce n’est qu’à l’instar du Bureau de l’éducation de Nanshan, en Chine, le ministre de l’Éducation de l’Ukraine reconnaît la valeur du camp d’été en tant que modèle capable de concrétiser un résultat d’apprentissage clé pour l’avenir proche ; L’Ukraine entend bien resserrer ses liens avec l’Occident et la communauté mondiale. Pour ce faire, elle a déterminé que l’éducation en anglais constituait un moyen d’y parvenir. Le gouvernement a demandé aux écoles et aux enseignants d’améliorer l’enseignement de cette habileté importante en misant sur les camps ; la communauté des camps aide donc les enseignants à déterminer comment elle peut contribuer à l’atteinte de résultats d’apprentissage plus généraux. Dans ce but, le groupe DEC a préparé une troisième journée de colloque à l’intention des enseignants. Des spécialistes de l’éducation, maintenant invités à concevoir, mettre en œuvre et améliorer des programmes de camps d’été sur l’enseignement et l’amélioration des compétences en anglais pour leurs écoles, profitent de l’expertise de la communauté des camps d’Ukraine.

Pourrions-nous tirer profit de conversations similaires ici?

Affirmer, inspirer, informer

Nous ne sommes pas tous pareils, et nous ne souhaiterions pas l’être. Nous ne sommes pas complètement différents non plus, et nous ne devrions pas l’être. Les transformations que vivent des pays éloignés n’auront peut-être pas d’incidence directe sur nous, mais leur influence n’en est pas moins inévitable. Telles les ondulations sur l’eau, leurs effets finiront tôt ou tard par se faire sentir ici. Même si nous aimerions tenir nos camps à l’abri d’influences étrangères, nous savons aussi que nous faisons partie de la même communauté. Nos campeurs et nos moniteurs doivent évoluer dans l’environnement protégé du camp et dans la réalité de leur vie hors camp.

Ne vaudrait-il pas la peine, alors, de prendre le temps de tirer des leçons de ces récits pour affirmer la valeur de notre travail en sachant que d’autres l’ont aussi « comprise », que d’autres y croient et travaillent à l’atteinte d’objectifs semblables dans leur contexte? Pour nous inspirer de ces démarches entreprises ailleurs et renouveler notre vœu d’influencer positivement chaque campeur et chaque membre du personnel de camp qui croisent notre route? Pour mieux connaître les techniques, la terminologie et les stratégies susceptibles de nous aider, nous aussi, à rendre tangible auprès du plus grand nombre la valeur de notre démarche?

À tout le moins, alors que nous préparons notre été nord-américain, nous pouvons l’imaginer et savons que d’autres visionnaires de la communauté mondiale des camps sont occupés à faire exactement la même chose, en poursuivant les mêmes buts.