Archive for mai, 2015

Vos coûts en nourriture ne cessent d’augmenter? Foodbuy peut vous aider!

Posté le 24 mai 2015 par CCA Communications Committee

Foodbuy Canada - New LogoFoodbuy est la solution pour bien nourrir leurs campeurs tout en respectant leur budget.

Communiquez avec le représentant de l’ACC chez Foodbuy, Brian Laughton, à Brian.Laughton@foodbuy.ca pour vous prévaloir d’un excellent service qui vous fera économiser.

Comment nous traitons-nous mutuellement ?

Posté le 18 mai 2015 par Dr. Christopher Thurber

« Comment nous traitons-nous mutuellement ? » Voilà la question que le directeur du leadership adressait un soir au personnel d’un des plus anciens camps de nuit de l’Amérique du Nord. À première vue, cela semblait une question vide de sens, étant donné l’étiquette de « fraternité » que le personnel s’était lui-même accolée depuis des décennies. Mais le silence qui retomba dans la salle suggérait plutôt qu’un véritable travail d’introspection avait commencé. Le directeur du leadership, Tom Giggi, restait lui aussi silencieux, incitant ainsi le groupe à une réflexion encore plus sérieuse. (L’un des points forts de Tom consiste à poser de bonnes questions ; il sait aussi attendre des réponses réfléchies, plutôt que de répondre lui-même pour le groupe.)

À l’époque où j’étais moi-même campeur, je vénérais mon chef de cabine. Dans cet environnement fortement axé sur le développement du leadership, c’était chose facile. Le prestige de devenir membre du personnel – en partie attribuable à un processus de sélection compétitif, sans parler de la grande gentillesse des moniteurs – a eu comme résultat que la plupart des campeurs du Belknap ont grandi en voulant devenir eux-mêmes chefs de cabine. Mais pour le moment, Tom nous demandait de gratter le vernis d’amabilité extérieure et d’examiner ce qu’il y avait de substantiel en dessous.

Il m’est alors revenu en mémoire qu’en 1984, l’année où j’étais aspirant-moniteur, une question semblable avait été soulevée par mon chef de division, Mark Goodman. C’était la première fois que je travaillais au camp pour toute la durée de la saison de neuf semaines, mais aussi la première fois où la bienveillance générale qui, apparemment, soutenait l’esprit de corps du personnel commençait à montrer ses failles.

« Pourquoi Saul est-il exclu du groupe ? » C’est la question que Mark m’avait posée, en parlant d’un autre aspi. Je me suis mis sur la défensive et j’ai répondu en énumérant la liste des petites manies de Saul. « Eh bien, ai-je commencé, il nous tombe parfois sur les nerfs. Je sais qu’il aime le camp, mais son enthousiasme à tout crin semble manquer de sincérité. Il pose constamment des questions dont il connaît déjà les réponses, juste pour faire la conversation. En plus, il est accaparant. Parfois, on veut rester en petits groupes les soirs de congé, mais Saul nous colle dessus comme du chewing-gum. »

J’ai continué dans cette veine pendant plusieurs minutes tandis que Mark me regardait, en hochant patiemment la tête. Finalement, je me suis rendu compte que je n’avais pas du tout répondu à sa question. J’avais plutôt répondu à une question connexe : « Qu’est-ce que vous n’aimez pas chez Saul ? », au lieu de « Pourquoi Saul est-il exclu du groupe ? ». Mark gardait toujours le silence. J’ai avalé un peu de travers avant de poursuivre.

« Saul est exclu parce que les autres aspis l’excluent. » Mark hocha la tête, presque imperceptiblement. J’ai pris une grande respiration. « Maintenant, je me rends compte que l’une des raisons pour lesquelles Saul est si accaparant et exubérant, c’est que nous ne l’incluons pas comme nous le devrions. » Le regard de Mark s’est un peu agrandi. J’ai continué : « Tu penses sans doute que si nous traitions Saul différemment, il pourrait changer. Tu voudrais nous voir l’inclure davantage. » Enfin, Mark a ouvert la bouche : « Ce serait un beau geste de votre part, digne de l’esprit du camp. »

Un nouveau chapitre s’ouvrait alors pour moi : je comprenais mieux la manière dont le camp aide les gens à grandir. Le camp est un microcosme social reproduisant presque chaque type de transgression interpersonnelle, de même que l’attitude contraire. Ainsi, les dialectiques de l’intimidation/de l’amitié, de la médisance/de la confrontation, du rejet/de l’acceptation, des préjugés/de la compréhension, de la haine/de l’amour et – oui – de l’exclusion/de l’inclusion s’immiscent dans la vie du camp à différents moments durant l’été. La clé consiste à tirer profit des forces collectives du personnel pour instaurer un esprit positif au sein du groupe. Mais pour y arriver, il faut entretenir des discussions et des réflexions qui soient régulières et sincères.

Au sein de n’importe quel groupe d’employés (en vérité, au sein de tout groupe humain, peu importe le contexte) surviendront à un moment donné des conflits qui mèneront à des gestes malheureux. Une fois cette vérité admise, les professionnels des camps peuvent prendre des mesures pour éviter les cas d’épuisement, de dépression et d’agression en organisant au moins deux discussions, une en pré-saison et une en mi-saison, qui débuteront par la question suivante : « Comment nous traitons-nous mutuellement ? ».

Après cette longue pause dans notre discussion au chalet, le soir où Tom a adressé sa question au personnel, une discussion fructueuse a eu lieu qui a débouché, entre autres, sur ce qui suit :

  • Une reconnaissance des petites habitudes insignifiantes qui se changent en traditions au fil du temps, et qui finissent par blesser sans qu’on le veuille.
  • Une meilleure prise de conscience des besoins des autres, et des idées pour apporter du soutien.
  • Une motivation plus grande à agir de façon inclusive, au bénéfice de tous.
  • Une appréciation sincère de la réelle bienveillance que les membres du personnel se témoignent les uns envers les autres.
  • Une sensibilité renouvelée quant à la manière dont la structure hiérarchique au sein du personnel peut poser obstacle à une communication ouverte et franche.

La plupart des membres du personnel ont quitté la séance de formation cette nuit-là encouragés par les idées du groupe. Ils avaient également adopté deux ou trois nouvelles pratiques concrètes s’inspirant d’un esprit de générosité et d’inclusion bien plus conforme à l’idéal de leadership qu’ils entretenaient quand ils étaient campeurs. La différence, c’était que leur vision de pure bienveillance semblait maintenant plus proche de la réalité. Un membre du personnel a bien résumé la situation : « Nous nous traitions entre nous d’une manière que nous n’aurions jamais tolérée chez les campeurs. »

En pré-camp, planifiez une ou deux séances de discussion où les membres de votre personnel s’entretiendront de la manière dont ils se traitent mutuellement en privé. La façon dont ils se comportent entre eux après les périodes d’activité, durant leurs heures de repos et en l’absence des campeurs reflète-t-elle vraiment les valeurs qu’ils sont censés incarner en tant que membres de votre camp ?

Cet article a initialement été publié dans le blogue Week-Ender, un produit de la revue Camp Business. Pour vous abonner, rendez-vous au www.campbusiness.com.

Nouveau cours de sécurité nautique pour les camps

Posté le 5 mai 2015 par Government Relations Committee

Aux camps de l’ACC,

Le comité des relations gouvernementales de l’ACC est fier et soulagé de diffuser cette très importante mise à jour sur le cours de sécurité nautique nouvellement approuvé pour les camps, sur lequel nous travaillons depuis quelques années. Nous sommes très heureux du résultat, bien qu’il arrive un peu tard, mais certainement à temps pour la saison estivale des camps.

Camp Marine Module Boating CourseLe nouveau cours vise à remplacer le Cours de formation sur les compétences des conducteurs de petits bâtiments (CFCCPB) et le Cours de formation aux fonctions d’urgences en mer A3 (CFFUM-A3) pour les bateaux de camp admissibles en vertu des conditions établies par Transports Canada. Certains bateaux de camp seront inadmissibles en raison de facteurs comme l’emplacement du camp et les dimensions des bateaux. La certification permettra aux conducteurs de bateau de transporter de 7 à 12 passagers plus l’équipage (plutôt que seulement six passagers) pourvu qu’ils détiennent également une carte de conducteur d’embarcation de plaisance (CCEP) et une certification de base en premiers soins, entre autres exigences. Le nouveau cours se donne sur une journée et demie et comprend un volet pratique. Certains camps pourraient être appelés à faire un supplément d’une demi-journée pour couvrir le chapitre 17 intitulé « Navigation » si Transports Canada estime que l’emplacement et les cours d’eau à parcourir justifient cette exigence.

Un Manuel de gestion de la qualité a été mis au point afin d’expliquer les détails entourant le programme du cours, les participants, les instructeurs, l’emploi de la nouvelle certification et les conditions susceptibles d’être exigées par Transports Canada par l’entremise du Bureau d´examen technique en matière maritime (BETMM) et tous les détails concernant les examens. Dès que la traduction sera achevée, les manuels et les formulaires seront disponibles sur le site web de l’ACC.

Grâce à la participation financière de l’Association des camps du Canada (ACC) et de plusieurs associations provinciales, le nouveau cours est offert gratuitement, à moins que les camps aient à embaucher quelqu’un pour le donner. Les détails concernant le processus d’accréditation des instructeurs (pour les employés de camp ou autres personnes qui possèdent les qualifications nécessaires) sont expliqués dans le Manuel de gestion de la qualité, mais les camps peuvent aussi embaucher des instructeurs déjà accrédités par Transports Canada en visitant les sites web de l’ACC et de l’Ontario Camps Association (OCA) pour obtenir leurs coordonnées. Le bureau de l’OCA assurera le suivi des instructeurs accrédités et des conducteurs de bateau certifiés (détails dans le manuel).

En plus de faire certifier les conducteurs de bateau par le biais de ce nouveau cours, les camps devront faire une demande auprès du BETMM pour leurs bateaux en suivant les procédures de Transports Canada.

La décision du BETMM exemptera officiellement les camps du CFCCPB et du CFFUM-A3 pour les bateaux de 7 à 12 passagers en permettant à la nouvelle certification de la remplacer.

En bref, si un camp souhaite que ses bateaux transportent de 7 à 12 passagers sans détenir les certifications CFCCPB et du CFFUM-A3, supposant que les bateaux sont déjà immatriculés au registre des bâtiments commerciaux, il doit prendre les démarches suivantes :

1 – Communiquer avec Transports Canada afin de démarrer le processus de demande pour une exemption auprès du BETMM. Une décision est prise pour chaque bateau et non pour chaque camp, donc plus d’une demande sera nécessaire selon le nombre de bateaux transportant de 7 à 12 passagers que possède le camp.

2 – Organiser un cours en :

  1. le faisant donner par un employé du camp accrédité par Transports Canada;
  2. embauchant un instructeur accrédité inscrit sur la liste sur les sites web de l’ACC et de l’OCA pour donner le cours;
  3. envoyant les conducteurs suivre un cours offert par un autre camp.

Nous vous invitons à faire parvenir vos questions à info@ontariocamps.ca. Nous y répondrons dès que possible. Nous mettrons également à jour le site web consacré au nouveau cours, car il y a aura certainement des renseignements importants à communiquer pendant la première année de la mise en place de ce nouveau processus de certification.

Les fonctionnaires et politiciens de Transports Canada qui ont permis à ce projet de se concrétiser sont trop nombreux pour être mentionnés, mais nous les remercions infiniment. Merci également aux responsables de la rédaction du manuel du cours, Ray Krick, et du manuel de l’instructeur, Jamie Gordon.

Merci de votre patience au cours des dernières années. Nous sommes très chanceux de pouvoir offrir ce cours à l’échelle du pays aux camps admissibles.

Craig Perlmutter

Vice-président et membre du c.a. de l’OCA

Comité des relations gouvernementales

La rougeole : ce que tout directeur de camp doit savoir

Posté le 4 mai 2015 par Bev Unger

La rougeole est un sujet d’actualité pour les directeurs de camp. Lorsqu’on entend parler de cas d’éclosion dans les nouvelles, une petite panique surgit en nous : « Et s’il devait y en avoir au camp?! »

Avec une bonne planification, il est possible de réduire le risque d’éclosion de maladie infectieuse au camp et d’améliorer votre capacité de gérer la situation si elle survient.

Bien s’informer

Des fiches d’information des services de santé publique de votre région sont accessibles en un clic.

Avant l’arrivée des campeurs

La personne responsable des soins de santé de votre camp doit examiner les fiches de santé de tous les campeurs et moniteurs et relever tous les cas de personnes qui ne sont pas immunisées ou qui sont immunodépressives (comme les personnes suivant une chimiothérapie).

Les dates d’immunisation de tous les moniteurs et campeurs devraient être disponibles. À défaut, il est recommandé que des démarches soient prises pour les obtenir.

Mettre en place une politique en matière de maladie contagieuse

Mettez au point une politique qui explique clairement la procédure que suivra votre camp si une personne est soupçonnée d’avoir contracté la rougeole (ou toute autre maladie infectieuse).

Pour assurer la santé et la sécurité de tous :

  • Communiquez avec les familles avant le début du camp; soyez clairs sur votre politique de remboursement.
  • Quels sont vos plans pour les campeurs et moniteurs non immunisés?
  • Quels sont vos plans pour les campeurs et moniteurs immunodépressifs?
  • Quelles procédures seront mises en place pour les personnes soupçonnées d’être atteintes d’une maladie contagieuse?
  • Quelles sont vos procédures d’isolement?

Connaître les signes et symptômes

Je suis pro-vaccination. Cela dit, je comprends et j’appuie la décision des gens qui choisissent de ne pas se faire vacciner. Nous nous inquiétons des populations qui ne sont pas vaccinées, mais rappelez-vous que le vaccin n’est pas efficace à 100 %. Une très faible proportion des gens qui se font vacciner demeurent susceptibles à la maladie. Il faut donc surveiller et évaluer toute personne qui présente des symptômes quelconques.

Assurez-vous que votre personnel de santé est compétent et apte à identifier les signes et symptômes de la rougeole ou de toute autre maladie contagieuse. Une détection précoce réduira les risques d’exposition et améliorera la capacité de votre camp de gérer les problèmes susceptibles de survenir.

  • Les symptômes se manifestent de 7 à 12 jours après l’exposition au virus
  • Fièvre ≥ 38,3 degrés Celsius (température orale)
  • Au moins un des symptômes suivants : toue, écoulement nasal, conjonctivite (yeux rouges), irritabilité
  • Apparition possible de petites plaques blanches dans la bouche et la gorge
  • Apparition de rougeurs sur le visage, puis sur le corps

Prévention et traitement : quoi faire en cas de rougeole au camp
• Au premier signe d’une maladie contagieuse, la personne infectée doit être isolée dans un local avec la porte fermée.
• Seuls des employés immunisés ne devraient y être admis.
• La personne malade doit porter un masque chirurgical (à moins que votre camp soit pourvu d’une chambre d’isolement des infections aéroportées, ce dont vous me permettrez de douter)
• Un équipement de protection personnelle (gants, combinaisons) peut être ajouté selon les besoins.
• Si vous vous rendez dans un établissement de soins de santé, appelez à l’avance pour permettre au personnel de prendre les précautions nécessaires.
• S’il est déterminé que la personne a contracté la rougeole, faites en sorte que cette personne soit renvoyée à la maison pour la période d’isolement (21 jours pour la rougeole).
• Le virus de la rougeole peut survivre dans l’air pendant deux heures; aucune personne ne devrait être permise dans le local pendant au moins deux heures.
• Le local doit être nettoyé à fond.

Autres démarches

Personnes immunodéprimées ou non immunisées

  • Communiquez avec les familles des personnes qui sont immunodéprimées ou ne sont pas immunisées.
  • Une discussion franche sur la situation devrait avoir lieu et une décision conjointe prise sur les prochaines étapes.
  • Il est recommandé que les campeurs quittent le camp pendant la période d’isolement.

Suivre le plan d’intervention en cas de crise de votre camp et aviser votre association provinciale

Rapport aux autorités de santé publique

  • Tout cas soupçonné de rougeole DOIT être rapporté aux autorités de santé publique de votre région.
  • Avant le début du camp, obtenez une liste de toute maladie à déclarer auprès des services de santé publique de votre région et sachez qu’ils sont là pour vous aider.

Autres ressources :

Centres pour le contrôle et la prévention des maladies :

http://www.cdc.gov/measles/index.html

Fiche d’information sur la rougeole de l’Organisation mondiale de la santé, 2015:

http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs286/fr/