Archive for mars, 2014

Priorités de l’ACC : défense des intérêts et législation

Posté le 31 mars 2014 par CCA Communications Committee

Après avoir établi l’identification de nouvelles lois et le lobbying du gouvernement comme priorités lors du Forum de leadership national en novembre 2013, l’ACC a pris les mesures suivantes :

  • verser 4 000 $ annuellement à Global Public Affairs pour la réalisation d’un examen biannuel de la législation fédérale et provinciale affectant les camps;
  • assumer 11 500 $ des frais encourus par l’OCA pour les services de Global Public Affairs sur la question de la législation de Transports Canada et continuer d’appuyer financièrement l’OCA avec le lobbying lié à cet enjeu national.
  • verser 10 000 $ pour assister l’OCA dans ses travaux avec Transports Canada en vue de mettre sur pied un programme plus court et moins cher que le cours de formation sur les compétences des conducteurs de petits bâtiments spécifiquement pour le personnel de camp.

Les jeunes allosexuels au camp

Posté le 24 mars 2014 par Claire Bodkin

« Le camp est un endroit où je peux vraiment être moi-même! » Comme directrice de camp, il n’y a rien de plus gratifiant que d’entendre ces mots. Mais pour les jeunes allosexuels, la rigidité des rôles et la ségrégation des espaces selon le sexe font en sorte que le camp peut être un endroit où « être soi-même » ne va pas de soi. Le moment est venu d’amorcer la conversation au sujet des façons de soutenir les jeunes allosexuels dans nos camps d’été.

Commençons avec quelques termes de base. Le sexe fait référence à l’anatomie d’une personne; il peut être masculin, féminin ou intersexué. Le genre fait référence au rôle social et culturel des hommes et des femmes. Il peut être utile de concevoir le genre comme un spectre allant du masculin au féminin avec beaucoup d’espace entre les deux. Or, pour certaines personnes, dont les enfants et les jeunes, le genre est différent de ce que l’on associe habituellement à leur sexe. Ce qu’il faut savoir ici, c’est que chaque jeune est l’expert en ce qui concerne son genre et a le droit de l’exprimer à sa façon.

Avant qu’un jeune allosexuel arrive au camp, on doit réfléchir à ce que l’on peut faire pour lui offrir un programme et un espace accueillant. Le camp est-il doté d’une politique concernant les jeunes allosexuels? Avons-nous formé notre personnel à les encadrer? Employons-nous des personnes allosexuelles? Quelles sont nos obligations en vertu des lois sur les droits de l’homme? Si un jeune ou son parent nous révèle qu’il est allosexuel, comment pouvons-nous lui permettre de vivre en harmonie avec son identification sexuelle au camp? Il est respectueux (et, dans beaucoup d’endroits, obligatoire en vertu de la loi) de reconnaître pleinement à la personne allosexuelle le genre auquel elle s’identifie. Cela implique d’employer le nom et les pronoms qu’elle préfère, de veiller à ce qu’elle jouisse d’un accès sûr aux toilettes de son genre, de la placer dans une cabine avec des campeurs de son genre, et beaucoup plus.

Une fois que les campeurs arrivent, nous pouvons rendre service à tous nos jeunes en remettant en question les stéréotypes liés au sexe et les encourager à découvrir leurs talents et intérêts uniques. Nous pouvons veiller à ne pas nourrir d’attentes différentes envers les gens en fonction de leur genre. Nous pouvons offrir des modèles, par exemple, des femmes physiquement fortes qui mènent des excursions en canot et des hommes émotionnellement à l’aise de pleurer la dernière journée du camp. Nous pouvons leur offrir une validation en les connaissant de la façon dont ils veulent être connus et en leur rappelant qu’eux aussi font du camp un endroit si spécial. On peut espérer qu’ainsi, le camp sera un endroit où les jeunes allosexuels sentent qu’ils peuvent être eux-mêmes.

(English) Notice of 2013 CCA AGM

Posté le 19 mars 2014 par CCA Communications Committee

Désolé, cette information est uniquement disponible en anglais.

Travailler dans un camp, une préparation pour le rôle de parent

Posté le 17 mars 2014 par Catherine Ross

En tant que directrice de camp retraitée, j’ai fréquemment l’occasion de visiter des camps avec d’anciens moniteurs et leurs enfants.

C’est gratifiant de voir ces anciens moniteurs appliquer les précieuses leçons qu’ils ont apprises au camp dans l’éducation de leurs propres enfants. Lors d’une visite à la classe de maternelle de mon petit-fils, j’ai pu constater que, malheureusement, ce ne sont pas tous les parents qui ont eu la chance de recevoir cette formation.

En décembre dernier, j’ai eu le plaisir de visiter la classe de maternelle de mon petit-fils Aidan. Son professeur avait invité les parents à se joindre aux enfants pour une activité de construction de maisons en pain d’épice pour les fêtes. Dans la classe, les bureaux avaient été entassés en six groupes de quatre bureaux pour les 24 élèves et autant sinon plus de mères, pères et grand-parents. Inutile de dire que la pièce était joyeusement remplie et chaotique.

Chaque enfant disposait d’une base en carton, d’un petit carton de lait, de biscuits graham et d’une quantité abondante de glaçage blanc. Lorsqu’Aidan a commencé, j’ai tenu les murs en biscuits graham contre le carton de lait jusqu’à ce que la colle de glaçage prenne. Aidan s’est ensuite mis à vivement décorer la maison et le jardin l’entourant de smarties, cannes de Noël, jujubes, guimauves et bretzels comme bon lui semblait. Je l’ai encouragé et lui ai offert des éloges, mais me suis retenue d’interférer avec sa débordante créativité. Le résultat final n’était ni bien ordonné ni symétrique, mais Aidan était satisfait de ses efforts. Comme il n’y avait aucun parent pour aider la petite fille assise à côté d‘Aidan, je lui ai également donné des encouragements. Elle aussi a produit quelque chose d’unique.

Devant nous, une mère aidait sa fille et un père aidait son fils. En fait, aider n’est pas le mot juste. Ces parents étaient en train de faire le travail pour leurs enfants dans le but de construire la maison en pain d’épice parfaite. La création d’Aidan fut en grande partie dévorée par sa sœur et lui avant la fin de la journée… est-ce donc vraiment tragique si la clôture en cannes de Noël n’était pas parfaitement alignée?

Malheureusement, ces parents n’ont pas suivi un principe de base du travail de moniteur, c’est-à-dire de ne jamais faire pour un enfant ce qu’il est capable de faire par lui-même en s’efforçant. Agir autrement, c’est d’impliquer, volontairement ou non : « Le but, c’est la perfection. Tes efforts ne suffisent pas. Regarde comment je fais. Je peux faire mieux. » Une chance que nous avons des camps où les enfants sont encouragés à faire ce dont ils sont capables, où c’est correct d’être moins que parfait et où, en apprenant à leur propre rythme et par leurs propres efforts, les enfants développent leur confiance et leur estime de soi.

– Catherine Ross, agente de communications de l’ACC

L’ACC offre une valeur ajoutée

Posté le 13 mars 2014 par Catherine Ross

Plusieurs directeurs de camp ont exprimé un intérêt à ce que leur personnel soit plus

branché sur l’actualité des camps. Par conséquent, à votre demande, l’ACC ajoutera les adresses courriel de l’ensemble de votre personnel à la liste d’envoi de l’ACC. Envoyez simplement à bjahnke@sympatico.ca le prénom, le nom et l’adresse courriel des membres de votre personnel, de préférence dans un tableur Excel ou un tableau Word. Voilà! Plus facile que de faire rôtir des guimauves sur un feu de camp!

La technologie au camp : à proscrire ou encadrer?

Posté le 10 mars 2014 par Julie Hartley

Lors d’une récente conférence de l’Association des camps de l’Ontario, une discussion intéressante a suivi une présentation sur la technologie et les téléphones cellulaires au camp. Un camp traditionnel a défendu les mérites d’une politique de tolérance zéro sur toute technologie au camp. Le point (bien reçu) était que les jeunes d’aujourd’hui vivent dans un monde tellement branché qu’il est essentiel à leur croissance personnelle et sociale d’apprendre à vivre quelques semaines sans accès aux portables, iPad, téléphones et, surtout, aux médias sociaux.

Le conférencier était entièrement d’accord. Il a souligné que la technologie mène nos vies. Elle envahit nos temps libres, de sorte que l’anxiété chez les jeunes est plus prévalente que jamais. Nombreux d’entre nous avons commencé à oublier ce qu’on faisait de tout le temps libre dont nous disposions avant cette invasion. Vous en souvenez-vous? On jasait avec nos amis, on jouait plus souvent avec nos enfants, on remarquait ce qui se passait autour de nous et on se regardait même dans les yeux autour de la table à dîner. L’assaut de la technologie a aussi contribué au syndrome des parents hélicoptères : les parents sont devenus des béquilles pour leurs enfants à force d’être présents en quasi-permanence. Les enfants grandissent sans apprendre à résoudre des petits problèmes par eux-mêmes. L’impact, sur tous les camps, est énorme. Le conférencier a conclu en disant que les parents d’aujourd’hui sont moins disposés à laisser leurs enfants vivre des expériences difficiles et en tirer des leçons. Ils ont oublié que ce sont parfois les circonstances difficiles dans la vie de jeunes enfants qui les façonnent pour le mieux.

Notre camp est d’accord en tous points avec le conférencier… mais ne croit pas nécessairement qu’une politique de tolérance zéro est la solution, du moins par pour nous. D’abord, nous ne sommes pas un camp en milieu sauvage. Nous offrons des programmes qui dépendent de la technologie. Nos moniteurs de danse conservent leur musique sur leurs téléphones intelligents. Il arrive qu’un moniteur garde l’ensemble de ses plans et ressources pour un atelier dans son ordinateur portable qu’il amène au camp. En création littéraire, nos campeurs préfèrent parfois écrire sur leurs ordinateurs et le moniteur utilise un portable pour publier leurs œuvres en ligne. En photo, les campeurs amènent souvent leur propre ordinateur et logiciel pour manipuler leurs images. Quand la technologie contribue si souvent de façon positive à notre programmation artistique, ce serait difficile d’interdire aux campeurs d’utiliser leurs téléphones intelligents pour enregistrer une chanson qu’ils ont écrite, prendre des photos artistiques autour du camp ou partager de la musique dans le dortoir. Cela dit, nous sommes entièrement d’accord que l’accès au téléphone et à Internet au camp doit être encadré. Il est inévitable qu’un campeur qui a accès à ses amis et à sa famille en appuyant sur un bouton investisse moins d’effort pour se faire des amis au camp et se trouvera constamment tiré vers ce qui se passe à la maison.

S’ils avaient constamment accès à leurs téléphones intelligents, je pourrais imaginer que nos campeurs se sentent obligés de publier constamment des photos sur Instagram et n’interagissent jamais pleinement avec leurs amis de camp. Notre personnel est formé pour aider un campeur à vivre et résoudre des situations difficiles. Imaginez si, à la place, un campeur appelait à la maison l’instant qu’il devient mécontent et demande l’intervention d’un parent. La possibilité de l’encadrer dans son apprentissage et de l’aider à grandir serait perdue et le campeur continuerait d’être dépendant de son système de soutien habituel.

Quelle est notre politique, alors? Nous préférions que tous les cellulaires et appareils branchés au Web soient laissés à la maison. Par contre, un adolescent qui y tient absolument peut laisser ses appareils électroniques au bureau du camp. Les campeurs ont accès à leurs téléphones à des heures fixes, deux fois par semaine. Ils peuvent consulter les médias sociaux, appeler à la maison et faire tout ce qu’ils souhaitent avec leurs appareils pendant cette période.

Puisque la technologie évolue constamment, les camps doivent régulièrement revoir leurs politiques afin d’assurer qu’elles sont réalistes et raisonnables, c’est-à-dire compatibles avec les besoins des campeurs et des moniteurs, mais aussi avec ce que les parents et campeurs sont prêts à accepter. C’est déjà le cas que certains ados renoncent à un séjour en camp de vacances parce qu’ils sont trop accrocs à la technologie… et ça, c’est inquiétant. Chez Centauri, on revoit notre politique en matière de technologie chaque année pendant la période de précamp. L’année dernière, j’étais surprise de constater combien de moniteurs dépendaient de leurs appareils électroniques pour la lecture. Un jour, ce pourrait être impossible de « bannir » la technologie au camp, à moins qu’on veuille bannir la lecture!

Lorsqu’on a introduit notre politique sur les téléphones cellulaires il y a trois ans, on s’attendait à voir beaucoup de jeunes débarquer avec leurs téléphones cellulaires. Ce n’est pas arrivé. À peine 10 % de nos campeurs amènent leurs téléphones, et c’est presque toujours les ados plus âgés. On s’attendait également à ce que les campeurs qui ont apporté leurs téléphones passent chaque minute de la période permise à les utiliser. Ce n’est pas arrivé non plus. Les campeurs appellent généralement leurs parents, vérifient les médias sociaux rapidement, puis retournent à leur dortoir.

Pourquoi? Parce qu’ils sont tellement investis dans ce qui se passe avec leurs amis de camp qu’ils ne veulent absolument rien manquer.

(English) Valuable Resource for Camp Nurses

Posté le 3 mars 2014 par Catherine Ross

Désolé, cette information est uniquement disponible en anglais.