Archive for janvier, 2011

Ce que j’aime? Travailler avec des gens intelligents!

Posté le 24 janvier 2011 par spreston

Dans un article paru le 20 novembre 2010 dans le Winnipeg Free Press, John McFerran répond, de façon fort convaincante, à la question : « Est-il prudent d’engager quelqu’un de plus intelligent que soi? » L’auteur invite les directeurs ambitieux à recruter du personnel plus « intelligent » qu’eux, car selon lui le jeu en vaut la chandelle. Il enchaine avec une série d’exemples de directeurs qui ont osé engager du personnel intelligent et ajoute qu’un directeur avisé sait qu’il n’a pas à être l’unique gardien de tout le savoir, de tout le jugement et de toute l’intelligence émotionnelle de l’organisation!

Ces sages conseils s’appliquent aux camps de plusieurs façons. D’abord, si les employés se sentent confinés aux seules fonctions relevant de leur poste, ils se gardent d’émettre des critiques et des commentaires constructifs et ne sont pas enclins à faire preuve de créativité. En revanche, si on décloisonne la hiérarchie, on favorise l’échange d’idées et la libre circulation de l’information. Ensuite, suivre ces conseils est gage de succès, car les camps seront portés à s’entourer d’équipes intelligentes et il en résultera un rendement des investissements et, plus important encore, un rendement d’intelligence.

Par ailleurs, les conseils de McFerran tombent à point nommé, car il semblerait qu’un virus s’en soit pris à la portion sagesse du cerveau des directeurs de camps et propagerait la rumeur selon laquelle notre milieu est faible et qu’il faille lui venir en aide. Et il va sans dire que cette rumeur est sans fondement aucun.

À dessein de vous aider à recruter du personnel intelligent, il convient de définir la notion d’intelligence. Suivant les travaux de Bob Wiele (qui n’a rien à voir avec moi, même si nos noms de famille sont très ressemblants), il est possible de catégoriser l’intelligence selon un certain nombre de descripteurs utiles, lesquels ont été mesurés scientifiquement par Wiele.

Dans l’ensemble, les quatre catégories, que sont l’esprit positif, la créativité, l’écoute et la prise de décision, vous paraîtront familières puisqu’elles font appel au bon sens. En voici d’ailleurs les définitions.

– Esprit positif : capacité de voir les situations, les gens et les problèmes sous un angle positif dans l’optique d’adopter des mesures positives. Cette capacité relève de la réflexion au même titre que le raisonnement et la compréhension. Songez à ce que gagnerait votre camp si une ou deux « champions de l’esprit positif » participaient au travail de réflexion menant à la planification, l’exécution et à la mise en œuvre des activités.

– Créativité : capacité de formuler de nouvelles options que ce soit lors de séances de remue-méninges, de résolution de problèmes, de visualisation ou encore en remettant en cause les prémisses. Cette faculté sollicite la partie intuition du cerveau et admet qu’il faut s’inspirer des idées spontanées de ses employés. Il suffit de penser au directeur de camp qui avait l’habitude de remettre à ses employés une feuille vierge et les incitait à y noter toutes les idées qu’ils avaient pour la nouvelle saison. Une fois la saison terminée, il reprenait l’exercice, mais en leur demandant de coucher sur papier tout ce qu’ils changeraient ou élimineraient.

– Écoute : savoir écouter aide les chefs des camps à comprendre l’information et les gens. Dans plusieurs organisations, comprendre les gens est à la remorque du traitement de l’information. Dans votre équipe, quelqu’un sait-il écouter? L’équipe saurait-elle faire preuve d’empathie si les circonstances l’exigeaient? Qui parmi vous sait exprimer posément les émotions quand des différends brouillent le jugement et minent la coopération?

– Prise de décision : l’activité préférée de beaucoup de directeurs, car elle est synonyme d’action. Si vos effectifs savent repérer la source du problème en s’appuyant sur la logique et le vécu, tant mieux. Mais n’auriez-vous pas avantage à avoir quelqu’un au sein de votre organisation qui prend des décisions en fonction de son cœur et de ses valeurs?

Afin d’accroître l’efficacité du camp, déterminez quels éléments d’intelligence énumérés ci-dessus font défaut à votre organisation. Puis, faites part de vos constatations à vos collègues. Dès lors, vous serez en mesure d’embaucher des effectifs intelligents et vous y gagnerez sur toute la ligne à titre de chef.

Votre organisation est bien plus intelligente qu’elle ne le pense (elle ne sollicite pas toutes les ressources en main) et aussi intelligente qu’elle l’imagine (elle se comportera avec intelligence si elle utilise sciemment ces ressources)! N’oubliez jamais que ces ressources sont la plupart du temps là, devant vous.

L’ACC rend hommage à Kirk Wipper

Posté le 11 janvier 2011 par spreston

Le 18 novembre dernier, à l’occasion du souper d’automne de la Société des directeurs de camp, son président, monsieur Joc Palm, a remis le prix Ron Johnstone pour l’ensemble des réalisations 2009 à Kirk Wipper. Sur la photo, Kirk est entouré d’anciens gagnants, de droite à gauche : Jane McCutcheon (1995), Joc Palm (2007) et John Jorgenson (2002). À l’avant, Mickey Johnstone, veuve de Ron Johnstone, dont la passion pour les camps et sa contribution ont inspiré ce prix.

Kirk fait figure de pionnier dans le domaine de l’éducation en plein air au Canada. Dans les années 1950, il s’est mis à collectionner des canoës et des kayaks à son camp pour garçons, Kandalore, situé à Haliburton, en Ontario. Sa collection a été transférée à Peterborough et le 1er juillet on y inaugurait le Kanawa International Museum of Canoes, Kayaks and Rowing Craft. Ce musée abrite d’ailleurs la plus vaste collection de véhicules marins au monde. Aujourd’hui, sa passion pour les camps, les voyages et le canotage reste bien vivante dans ce musée. Kirk a également été reçu membre de l’Ordre du Canada.